Dimanche 17 novembre 2019

Hier soir, en me couchant, je me disais : « Je me suis bien battu ». Ça m’a réconforté.

J’ai, depuis quelques temps un comportement de dépressif, c’est à dire que je suis obligé de me mettre un coup de pied au cul pour faire les choses. Sans ce coup de pied, je crois que je ne ferais rien, perdrais chaque jour un peu plus d’envie et d’énergie et finirai par mourir.

Seulement, j’ai un défi, une sorte de mission, la dernière : laisser quelques oeuvres d’art derrière moi. C’est tout ce que j’ai à faire dans les dix années qui viennent - encore plus dans les cinq ans, que je peux tenir sans travailler, en vivant de peu.

Je me sens déprimé, peu satisfait de moi et de ma vie, mais ça ne se passe pas si mal. J’ai encore réussi à faire un dessin ce matin, un dessin satisfaisant, sans trop d’efforts. Je devrais me réjouir - et peut-être qu’une partie de moi, enfouie très loin, se réjouit - au lieu de me dire que rien de va.

Et, finalement, ça va d’autant mieux que c’est dans le domaine qui me tient le plus à coeur que ça va.

J’écrivais il y a quelques mois que je devais trouver une méthode. Eh bien, je suis en train de la trouver. Je ne saurais vous dire comment je m’y prends - la méthode évoquée est encore bien floue - mais mes dessins naissent avec naturel. Et quand je me dis que cela va s’améliorer, ne peut que s’améliorer, encore et encore, je n’ai pas de mal à renouer avec la mégalomanie et à penser que je suis un grand artiste en devenir, un grand artiste qui ne peut que réussir.

17/11/19