Samedi 17 août 2019

Chères amies et amis, Il s’est passé des choses depuis la dernière fois, c’est-à-dire depuis mercredi. Notamment une insomnie salutaire, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Je suis allé regardé le ciel, les nuages, boire du Ricoré et fumer des cigarettes. La nuit était éclairée par la lune. Les nuages ont disparu et j’ai regardé les étoiles.

Quand je suis retourné me coucher, mon moral avait largement dépassé le niveau de la mer. J’étais serein. J’avais décidé ce que sera mon avenir.

Tant que je pourrai gagner trois sous avec ma micro entreprise, je le ferai. Ensuite, lorsque Pôle Emploi décidera de ne plus m’aider, je ne développerai pas pour autant cette entreprise. Si je ne gagne pas assez d’argent, je continuerai de vivre avec le minimum et le nécessaire, grâce à mes économies - qui m’ont été restituées après la vente de la maison de Noisy le Grand. Si je dois manger toutes ces économies pour atteindre l’âge de la retraite, je les mangerai. Ensuite, en cas de non succès artistique, habitué à vivre avec rien, je continuerai sans trop en souffrir, me contentant d’une maigre retraite.

En résumé, à part pour la chose artistique, plus jamais je ne travaillerai vraiment, c’est-à-dire à plein temps, comme on dit. Le plein temps sera pour l’art - c’est presque déjà le cas - et ce sera comme ça jusqu’à la fin de mes jours.

Vous ne pouvez pas savoir comme je respire mieux depuis cette insomnie, un poids s’est enlevé de mes épaules, de mon coeur et de mon corps.