Mardi 23 juillet 2019

Le positif de la déception de la semaine dernière est que je me suis mis à dessiner.

Frénétiquement, avec mon gros doigt sur l’écran de mon téléphone jeudi, dans le train qui me ramenait à Vézelay. Des visages de femmes. Certains étaient pas mal. Peu ressemblant mais dégageant quelque chose. Ça m’a permis de rehausser mon moral au niveau de la mer.

Quelques jours plus tard, j’ai remis ça. Avec ma tablette et un stylet.

Ce n’était pas meilleur que dans le train mais je n’avais plus peur d’être mauvais, de rater. J’étais seulement content de travailler, de progresser, car j’avais conscience que j’allais devoir en réaliser des centaines et des centaines avant d’être satisfait, de maîtriser un peu mon sujet. Je découvrais également que ce long chemin - un an ? deux ans ? - n’allait pas nécessairement se faire dans la souffrance - les surprises positives compensant largement les échecs.