Mardi 19 février 2019

Je ne sais pas ce que j’ai fait dimanche. Probablement ce qu’il fallait pour que nos nouveaux voisins - qui habitaient chez nous - se sentent bien.

Lundi, je sais. Tronçonneuse et rangement du bois trouvé dans la grange d’H et E. J’en ai profité pour me rendre compte que ma côte n’était pas complètement réparée.

Retour en région parisienne aujourd’hui. Enlever les agrafes d’une pièce qui était recouverte de tissus comme une boîte précieuse, étouffante. C’est pénible. Un peu d’enduit pour combler les rides et autres imperfections de ces vieux murs. J’en ai profité pour constater que je manquais d’énergie. En conséquence, cette semaine, je ne pourrai rien faire d’autre que ces travaux. Et cela me déprime à l’avance. Je vais m’en trouver déséquilibré, triste de ne pas pouvoir faire autre chose - mon art multiple par exemple qui la plupart du temps me réclame de ne rien faire, d’attendre comme un chasseur l’éclaircie, le moment d’agir. Cercle vicieux. Heureusement, depuis peu, très peu, j’ai décidé de me battre, d’être courageux, pour mon art, pour mon bonheur qui ne verra jamais le jour si je ne me secoue pas. Je vieillis et cela m’ennuierait de partir avant d’avoir atteint la lumière, avant de l’avoir partagée. J’aurais l’impression d’avoir vécu pour rien.