L’herbe était haute, le soleil écrasait la moitié du globe d’une lumière intense, ils marchaient. Il n’y avait pas de chemin, ils fendaient les hautes herbes, ils étaient le chemin.

Où allaient-ils ? Le savaient-ils ? Sûrement qu’ils le savaient. On ne se met pas en mouvement sans raison, même si l’on peut dans un premier temps ignorer cette raison.

N’importe quel être aurait pu surgir et les décimer. Ils marchaient. A priori sans crainte. Ce devait être important pour eux de traverser cette immensité.