Mercredi 28 novembre 2018

Depuis ce matin je me demande ce que je devrais faire pour ne pas rien faire. J’ai plein de choses à faire. Mais je préfère y penser plutôt que de m’y mettre.

Je préfère regarder le feu. Ne penser à rien. Regarder le thermomètre se rapprocher des dix-huit degrés dans le salon alors que le reste de la maison est à quinze.

Je suis de retour en région parisienne, depuis hier après-midi.

Cela ne m’inspire pas. Je le disais hier à Mirabelle. À Vézelay, j’ai l’impression de vivre dans la « Nature », que l’humain est une partie, une toute petite partie, de cette immense et belle « Nature ». Ici, même si nous vivons dans un quartier privilégier, arboré, j’ai l’impression que la « Nature » est écrasée, domptée, réduite à rien pour que la fourmilière appelée Paris puisse s’épanouir, pour que les humains, fourmis ou abeilles, puissent s’activer chaque jour, et toujours plus pour moins d’argent et de confort, pour rendre plus efficace, performante, la « Machine Infernale ». Bref, je me retrouve dans le monde des humains et cela ne me plaît pas.