Jeudi 15 novembre 2018

J’attends l’électricien. Après avoir posé de nouveaux radiateurs dans la salle de musique de Mirabelle et dans la cuisine, il y a quelques semaines, il en pose d’autres aujourd’hui, dans le salon et la chambre - s’il arrive.

À part ça, je suis toujours heureux ici, beaucoup plus heureux qu’en région parisienne. Parce que je n’exerce plus un métier qui ne me convenait pas, cela va de soi, mais aussi parce que je ne suis plus en région parisienne. Même si je vis au chaud dans une maison, j’ai l’impression de vivre dehors, d’être en permanence en contact avec le ciel, la végétation et la brume qui coule souvent ici entre deux collines ensoleillées. Les humains, dont j’ai assez dit que je ne les aimais pas, parce que je ne me sentaient pas à l’aise avec eux, m’apparaissent ici très fréquentables - parce qu’ils sont moins nombreux qu’en région parisienne ? parce que je me sens bien, à l’aise ?

Mon corps est heureux également. Il fait des choses utiles, il se fatigue, a mal aux mains. Cela doit lui rappeler sa jeunesse, quand il virevoltait en exécutant de multiples acrobaties. Car, je ne l’ai pas précisé, dans les divers travaux que j’effectue, ce dernier jouit régulièrement de me montrer son habileté, son ingéniosité - ou est déçu quand ça ne marche pas, jusqu’à ce que ça marche, etc.

Mon frère est sorti de l’hôpital de Dijon, où il avait été transféré après avoir passé plusieurs semaines à Clermont-Ferrand, il y a dix jours. Les nouvelles sont bonnes : il n’est pas retourné chez lui, à Nuits Saint Georges, mais passe sa convalescence, son arrêt de travail, à Chalon-sur-Saône, chez sa compagne, où il ne boit pas d’alcool, se nourrit correctement j’espère et fume le moins possible.

L’électricien passera finalement vers midi. Il m’avait dit 9h. Compensation de ce contre-temps, il va passer par Avallon pour m’acheter la peinture qui me manque, que je ne peux me procurer parce que notre voiture est au garage.