Vendredi 19 octobre 2018

Vézelay depuis une semaine. Mon sang circule de plus en plus facilement, mon esprit s’apaise au contact de la campagne, des ciels immenses, que je photographie de temps en temps.

Trois jours avec mon frère aîné. Il est venu m’aider à réduire un cerisier qui nous bouchait l’horizon. J’en ai profité pour prendre un cours sur l’entretien d’une élagueuse.

Si vous êtes, comme moi, néophyte, sachez qu’il s’agit tout simplement d’une petite tronçonneuse.

Pour mon autre frère, E., frère cadet, c’est moins bien. Il est hospitalisé depuis dix jours. Il a abusé des bonnes choses - ou des mauvaises, c’est selon.

Récemment, mercredi, il est passé du service Chirurgie digestive et hépato-biliaire au service Chirurgie cardio vasculaire.

D’après C., qui l’aime, l’accompagne, le soutient, il va devoir suivre un régime strict pendant cinq ans, ne plus boire d’alcool. Ensuite, son foie ira mieux, ou bien il sera temps de faire une greffe.

Elle m’a dit ça avant son transfert en Chirurgie cardio vasculaire.

Il ne serait donc pas impossible qu’il doive ajouter à son sevrage alcoolique, bientôt, un sevrage tabagique.

Un signe du destin ? Je découvre aujourd’hui, sur Twitter, un post de Martine Roffinella, pour promouvoir son livre : « Se Trouver - en quittant tabac, alcool et autres peurs de vivre ».

Je ne pense pas que c’est cette lecture qui sauvera mon frère. Cependant, je vais le lui offrir. Car, c’est tout ce qu’il a à faire désormais : décider de vivre (et pour cela accepter de changer), ou bien décider mourir, plus ou moins consciemment.

Si nous-même (je pense aux privilégiés dont je fais partie) nous étions plus régulièrement confronté à ce genre de choix : vivre ou mourir, je pense que nous penserions mieux, agirions mieux.

PS : Je ne vais pas dire à mon frère qu’il a de la chance de se trouver dans cette telle situation.