Je viens de terminer le dernier livre de Christine Angot, Un tournant de la vie et je suis négativement scotché. Quel livre étrange. Je me pose des questions et pense qu’elle aurait pu l’écrire pour elle, le garder pour elle, car je ne lui vois pas de porté universelle. La narratrice, c’est-à-dire elle, a des comportements, des mots, qui laissent pantois. On dirait qu’elle essaie de nous dire : « Voyez comme je suis dérangée, voyez comme ma vie affective est difficile, voyez comme je souffre, voyez comme je fais n’importe quoi, comment je me gâche la vie, voyez les conneries que je suis obligée de faire pour écrire un livre... »

Pourtant, je continuerai à la lire, car elle est pour moi l’un des meilleurs écrivains actuels.

En attendant, c’est pas en écrivant ce genre de choses qu’elle encouragera Nicolas Canteloup et ses auteurs à cesser de la traiter de « zinzin ».