Mardi 4 septembre 2018

Ce fut difficile, mais je me suis accroché. J’avais l’impression de devoir courir le cent mètres, à cinquante ans passés, avec une jambe de bois. Tout allait trop vite. J’avais à peine le temps d’esquisser une tête, un bras, que déjà la pause changeait. Ça s’est calmé ensuite, les pauses sont devenues plus longues, mais mes résultats ne se sont pas améliorés pour autant, car d’autres problèmes surgissaient, toujours.

Pour être un peu positif, je me suis malgré tout, positivement, étonné. Un pied, un membre, une allure parfois, étaient vraiment bien. Il y avait donc du potentiel, du talent peut-être. Et puis j’ai senti que ce travail allait beaucoup m’apporter. Pas pour vendre des dessins - même si cela arrivera peut-être un jour -, mais pour mes Saintes, mes Déesses, mes Fétiches de terre. J’ai senti que ce travail allait enrichir ma connaissance du corps humains et qu’en conséquence mes figurines allaient devenir plus riches d’expression, de finesse, de sensibilité.