Dimanche 29 juillet 2018

Il y a quatre-vingt ans, en 1938, Romain Rolland écrit dans son Journal, au mois de juin :

« Je vais faire une visite au maire, qui n’est pas de notre bord - (la ville est âprement divisée en deux camps ennemis) - mais qui me reçoit avec égards. Vézelay est une ville qui meurt dans l’amertume de son passé, - l’ombre d’une ville - que font vivre seulement les étrangers. Son versant sud est habitée par de petits bourgeois réactionnaires et des rentiers. Le versant nord paraît abandonné à un peuple maigre et misérable, qui vit à part, l’air hostile et farouche. - L’intransigeance du curé doit ajouter à la division des classes. Il n’admet pas qu’on n’assiste pas à ses offices. Et d’avance, nous avons été classé, comme des en-dehors. - Je tâcherai néanmoins de maintenir des rapports courtois avec tous. »

Ça va être un plaisir de découvrir à mon tour cette ville et ses habitants, tout en lisant ce Journal qui va jusqu’à la mort de Romain Rolland, en 1944.