Hier, entre quinze et seize, j’ai un coup de pompe désastreux.

J’ai fait bonne figure, moyenne figure, moche figure, j’ai fait comme j’ai pu.

Ensuite, ça a été mieux, et j’ai pu aller m’aérer une heure avant mon dernier cours, de 18h à 20h.

Après ce coup de pompe, j’ai décidé de me coucher tôt, en rentrant ou presque, pour être en forme le lendemain, à peu près en forme.

Et la bonne nouvelle, alors que je monte la colline en parlant à mon téléphone ce matin, est que j’ai un bon moral.

Peut-être parce qu’après ma première cigarette, alors que j’avais le cul au frais sur le béton du perron, le silence était avec moi, le presque silence de la région parisienne.

Seulement le grondement d’un avion très loin et le chant d’un oiseau.

J’avais des sensations proche de celles que j’ai à Vézelay et décidai de rester un moment - comme cela m’arrive de plus en plus souvent - dans une sorte de méditation, d’état intermédiaire entre le sommeil et la veille.

Et puis une voiture au son plus agressif.

Et puis d’autres avions.

Si nombreux qu’on aurait pu imaginer un orage lointain.

Un orage inquiétant.

L’oiseau était parti. Il n’y avait plus que le grondement de la ville. Un grondement inquiétant, aussi inquiétant qu’un orage lointain.

La grande surprise, fut que dans ce monde grondant, le calme ne m’avait pas quitté.


***

Depuis que j’ai écouté le troisième volet de Sacha Guitry dans Les Chemins de la philosophie, sur France Culture - Je ne saurais vous dire pourquoi France Culture a décidé que Sacha Guitry était philosophe, alors qu’il est beaucoup mieux que cela - en rentrant chez moi avec des écouteurs sur les oreilles, je me suis mis à marcher plus lentement.

Et cette marche lente, avec Sacha Guitry, parfaitement joueur, intelligent et drôle, s’est mise à me faire beaucoup plus de bien que le grondement des avions et des voitures.