Ce matin, en sortant du lit, alors que je constatais, une fois de plus, que le silence était bien plus agréable ici qu’en région parisienne - où je le détruisais régulièrement en allumant la radio -, je me mis à penser qu’ici, je n’avais pas besoin de méditer.

En région parisienne, il était vital pour moi de rechercher du calme, du silence, qui n’existait pas plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de moi.

Ici, le silence était tellement dense, bienfaisant, que je m’en trouvais imprégné jusqu’au fond des cellules.

À quoi cela servirait-il de méditer dans ces conditions?

Je ne pourrais que brouiller ce silence, ce calme.

Pourtant, la prochaine fois, je le ferai.

Pour constater que je ne me trompe pas. Pour vérifier si, réellement, tout ce qui me compose est calme, et vit en harmonie. Pour approfondir la question et, accessoirement, mon âme. Pour poursuivre ma recherche.