Vendredi 6 octobre 2017

Après avoir entendu l’extrait d’un livre d’Emmanuel Levinas, Totalité et infini, sur France Culture, je me suis dit:

C’est une langue que je ne comprends pas, une langue que je n’ai pas eu envie d’apprendre, qui m’a longtemps fait penser que j’étais un idiot, alors que ces gens, ceux qui parlent cette langue, sont peut-être tout simplement moins malins que ce qu’’ils voudraient nous faire croire.

Après avoir à nouveau écouté cet extrait, que voici :

« Un instant ne s'accole pas à un autre pour former un présent. L'identité du présent se fractionne en une inépuisable multiplicité de possibles qui suspendent l'instant. Et cela donne un sens à l'initiative que rien de définitif ne paralyse; et à la consolation, car comment une seule larme, fut-elle effacée, pourrait s'oublier, comment la répara­tion aurait-elle la moindre valeur, si elle ne corrigeait pas l'instant lui-même, si elle le laissait échapper dans son être, si la douleur qui brille dans la larme n'existait pas « en attendant », si elle n'existait pas d'un être encore provi­soire, si le présent était achevé. »

j’ai voulu préciser ma pensée :

C’est la langue des intelligences supérieures qui veulent nous faire croire qu’elles sont supérieures, alors que cette intelligence est peut-être toute relative, celle de gens jouant comme des enfants, à l’infini, avec leur matière grise, oubliant la réalité, simplement heureux de vivre entre eux.