Vie active, sexualité active, encore trop d'alcool
Par sanieptia le mercredi 1 septembre 2010, 13:19 - Journal - Lien permanent
Dimanche 29 août 2010
Je me sens à nouveau alcoolisé. Il va être temps de se calmer.
Nous n'avons pas chômé depuis notre retour mardi soir. Beaucoup de choses ont été faites. Pas de journées vides, de sieste ou de promenades (sauf celle pour nous réconcilier). Tout l'inverse de mes vacances d'avant, de solitaire, quand je cherchais à tuer le temps, à ne pas trop m'ennuyer, à ne pas déprimer surtout. Avec Franck, la vie est belle et active. Comme il me l'a dit dès le début et me l'a redit hier soir, nous nous complétons. Je m'en rends compte chaque jour. Et moi qui me suis toujours trouvé si empoté, si peu efficace dans la gestion des affaires courantes, je m'aperçois qu'il m'arrive de l'aider, lui, l'homme efficace. C'est le monde à l'envers et ça me plaît beaucoup. Cela me donne de la confiance dans mes capacités. En rêvant un peu je me dis que si cela continue d'évoluer à ce rythme, bientôt, je ne serai plus un empoté. Je vais m'apercevoir de cette évolution (si elle est réelle) quand je reprendrai le travail (le 6 septembre).
Pour revenir sur ce temps bien occupé, il y a eu pour lui l'entretien de sa maison et le courier à traiter - le courier important concernant son changement de situation. Pour moi, la voiture. Une jante et le changement du pot d'échappement - qui m'a coûté 400 euros vendredi. La visite de notre future maison et la décision d'y emménager dès lundi. Une petite symphonie sexuelle le soir. C'est Franck qui m'a soufflé cette expression sans le savoir. J'avais une baguette à la main et je dirigeais les opérations. Franck a trouvé que je ressemblais à un chef d'orchestre. Symphonie sexuelle donc. Une première. Qui a ressemblé à peu de choses près à ce que j'avais imaginé à Montauroux après que je l'ai eu griffé pour le faire jouir. Jeudi, j'étais passé dans un magasin de bricolage et j'avais trouvé différents morceaux de bois pouvant me servir de baguette. Je l'ai élargi avec mes doigts. Cela nous bien plu. En conséquence, hier matin, je lui ai fait visité mon magasin sexuel préféré: Démonia, où j'ai trouvé un joli plug à sa taille, où il a trouvé un livre parlant du plaisir anal, où j'ai craqué sur un gode transparent de taille intermédiaire entre celui que j'utilise le plus fréquemment (de la taille d'un sexe de hardeur en pleine forme), et l'autre, que j'utilise quand j'ai envie d'être élargi, de la dimension d'un sexe de cheval. Achat d'un MP3 pour lui pour lui l'après-midi. Pas pour écouter de la musique. Un gros tricycle de 250 cc. Nous irons le chercher mardi. L'avantage de ce genre de scooter est qu'il peut être conduit sans posséder le permis moto. Je pourrai donc l'utiliser moi aussi ponctuellement. Encore la piscine - cela devient notre activité quotidienne - pour rester en forme. Cela nous lave, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Quand je fais mon kilomètre, à mi parcours, je sens mon corps se transformer en poisson, ou, plus raisonnablement, en machine à respirer. Du bout de mes doigts jusqu'à mes orteils, mon corps ne fait qu'un, la tête devient accessoire, elle se contente de se faire transporter, de prendre plaisir aux sensations de l'eau qui glisse sur la peau, de ressentir toutes les micro turbulences qui se créent autour de mon corps de poisson et qui sont autant de micro massages. Cette activité me convient beaucoup mieux que la méditation. Dans le fond, sous mes airs d'écrivain, je suis resté sportif. Mon corps est celui d'un sportif - et il a beaucoup été négligé depuis vingt ans. Quand je reprendrai le travail, j'essaierai d'aller à la piscine au moins deux fois par semaine.
Seconde symphonie le soir. Plus courte, plus légère. Musique de chambre. La baguette n'étant là que pour accompagner le petit plug noir qui élargisait doucement le cul de Franck. De mon côté, je suis ravi de mon coup de coeur (le gros gode translucide). La taille est parfaite, intermédiaire comme je l'espérais. Quand Franck me l'a enfoncé, je me suis retenu de jouir pour ne pas écourter la séance. C'est un objet qui, a priori, j'utiliserai plus souvent seul qu'avec lui. Cependant, cela m'a rendu heureux de l'utiliser pour la première fois avec lui. Cela fait quelque chose de plus entre nous, un partage. Et je l'utiliserai avec d'autant plus de plaisir seul que je l'aurai déjà utilisé avec lui. Bref, c'est encore une belle lune de miel en ce moment. Toutes ces choses sexuelles, ces nouveautés, expliquent la première ligne de ce journal évoquant la sensation d'être trop alcoolisé. Car, sans nous saouler vraiment, pour être à l'aise dans ces jeux sexuels, nous avons tout de même bien bu ces derniers temps. Et ce n'est pas fini car cet après-midi je lui fais visiter le Banque Club.
Mardi 21 août 2010
Je suis au ralenti. J'ai lu Le Parisien, puis Le Journal du Dimanche, et maintenant, je me force à écrire quelques lignes, puisque je n'en ai pas écrit hier.
Pas de Banque Club dimanche, pour cause de dégat des eaux. Chez eux, pas chez nous. Un dimanche plutôt calme, peu alcoolisé, terminé par le film de Bertrand Blier, Le bruit des glaçons - qui m'a beaucoup plu, et torturé un peu aussi. Dernière nuit au château. Une otite. Je ne me mouille plus la tête depuis hier. Plus de piscine donc. Ca ne semble pas empirer. J'espère qu'elle va apprécier cette marque d'attention de ma part et disparaître. Déménagement rapide hier, efficace. On fonctionne vraiment bien avec Franck. A peine deux heures le matin. Une pause. Puis une heure et demi l'après-midi. C'était terminé. On était chez nous, à la Grenouillère. Une pause plus importante ensuite. Douche et lecture pour Franck (le livre sur le plaisir anal). Relecture pour moi de la grosse tartine écrite la veille. Il était temps de faire les courses et de fêter dignement notre emménagement. Et le début de notre vie de couple! Champagne, suivi d'un bon Chinon blanc accompagnant des pavés de truite. Un Cointreau après le café. Un seul pour moi. Je sentais que ça allait me péter la tête. J'ai pris du Martini blanc ensuite. J'étais excité comme une puce - ou plutôt comme une cochonne. J'ai obligé Franck à se faire sucer pendant qu'il fumait et prenait son digestif. Nous étions sur le canapé, les fenêtres grandes ouvertes. Obligé parce qu'il n'aime pas faire plusieurs choses à la fois, trop mélanger les plaisirs. Mais il s'est laissé faire, pour me faire plaisir. Je garderai longtemps le souvenir de sa jouissance dans mon cul, de son long râle exprimant un plaisir total. Exceptionellement, je n'ai pas joui en même temps que lui. J'avais une idée derrière la tête, un fantasme qui n'a pas marché. J'ai fini par m'allonger à plat dos et par me faire sucer. Franck est un expert (en tout cas avec moi).