Il suffit de ne pas boire
Par sanieptia le vendredi 9 juillet 2010, 19:06 - Journal - Lien permanent
Mardi 6 juillet 2010
Ai appelé Franck ce matin à 7h, juste avant l'ouverture de sa boulangerie. Il ne m'avait pas appelé après sa lecture du mois de juin hier et j'avais peur qu'il ait mal pris l'histoire du Banque Club, qu'il ait compris que je voulais y aller seul. Il n'avait pas le temps de me parler. Il devait ouvrir et accueillir les premiers clients. Pas de problèmes avec le Banque Club. Il avait bien compris que si j'envisageais d'y aller, c'était avec lui. Non, ce qu'il l'a chagriné, c'est de découvrir que je n'allais pas très bien durant ce mois de juin et de ne pas s'en être pas aperçu. Il n'avait pas le temps. Nous reparlerons de tout cela calmement ce soir.
L'après-midi de travail hier m'a tué. Je me suis allongé une demi-heure en arrivant. C'était mieux que de boire un verre. Toute la matinée je m'étais activé à diverses choses pour me secouer, chasser le sale état dans lequel j'étais dimanche. C'était difficile mais je n'avais rien de mieux à faire. Après la sieste, un peu avant 19h, je me suis réveillé affamé. C'était bon signe, cela faisait longtemps, l'alcool de samedi m'ayant complètement bloqué l'appétit. J'ai donc mangé, avant d'aller faire des courses, des choses que j'avais oublié d'acheter le matin. Au lit avec Léautaud ensuite. Un coup de fil à Franck pour lui demander comment s'était passé son dernier lundi de travail et s'il avait lu le mois de juin. Il ne l'avait pas encore lu. Il allait le faire. Il ne m'a pas rappelé ensuite parce qu'il était tard et parce que je lui avais dit que je me couchais tôt pour être en forme pour affronter ce gros mardi.
Jeudi 8 juillet 2010
Tout va bien. Il suffit de ne pas boire. Deux américanos mardi soir. Mais pas en rentrant du travail. En rentrant, je me suis allongé une heure. J'ai attendu d'avoir une lueur positive. Et j'ai fini par l'avoir. Il était 20h15. Bref, deux américanos. Un seul aurait suffit. J'ai eu l'impression de les sentir le lendemain. Mais ce n'était peut-être pas seulement eux, des rêves aussi... En tout cas, ce matin, après une nuit chez Franck et un seul américano, je vais bien. Il y a eu la piscine aussi hier avec mon fils qui m'a sûrement fait du bien. Bref, il suffit de ne pas boire. Parce que la charge de samedi m'a vraiment secoué et pas apporté grand-chose en échange.