Samedi 29 mai 2010

Je trouve que les alcooliques sont tristes. Je trouve que je n'ai pas besoin d'être alcoolique pour être triste.

Lundi 31 mai 2010

Mon frère cadet (41 ans) m'a appelé samedi soir. Il était soûl et me parlait de la victoire tant attendue (70 ans) de Clermont-Ferrand en finale du championnat de France de rugby. J'étais heureux parce qu'il ne m'avait pas oublié. Je lui avais laissé un message au mois de mars auquel il n'avait pas répondu. J'étais heureux mais je lui ai dit que la prochaine fois je préfèrerais que l'on se parle sans alcool. Il l'a un peu mal pris, a ronchonné. On n'avait pas grand chose à se dire. Je ne me voyais parler de la pluie et du beau temps ou d'autres choses plus importantes avec quelqu'un aussi éméché. J'ai écourté la conversation. Je vais le rappeler aujourd'hui pour lui repréciser que son coup de fil m'a fait plaisir, que je ne me permettrais pas de le juger, que ce soit sur l'alcool ou autre chose, que j'aimerais bien avoir de ses nouvelles, à jeun, et lui en donner des miennes.