Vendredi 28 mai 2010

Ca y est. Je retombe enfin sur mes pattes. Je suis à nouveau fumeur. Cela change beaucoup de choses à l'intérieur. Cela peut paraître étrange mais, tout en me sentant globalement moins bien - cela se ressent au niveau de la respiration, le nez souvent bouché, un rapport au monde qui semble moins sain, comme si j'étais séparé par quelque chose, séparé des odeurs essentiellement -, je me sens mieux. Je crois que cette nouvelle lutte contre le tabac m'occupe, canalise mon énergie et ma volonté. J'essaie de ne pas fumer plus de deux cigarettes le matin, après le petit déjeuner et ici au café, idem le midi et le soir. Je n'ai pas envie de redevenir le fumeur que j'étais. Je reste buveur aussi, mais une nouvelle martingale: j'ai le droit de boire quand j'en ai envie mais peu, je n'ai pas le droit de me soûler. J'ai eu le temps d'aller sur Facebook pour écrire aux personnes auquelles je me sentais le devoir de répondre. J'ai mis de l'ordre dans mes photos anciennes. Ca démarre en 2006, avec mon premier téléphone appareil photo. Je vais continuer ce tri, ce rangement pour pouvoir regarder ou partager ces images facilement. J'ai pu le faire parce que j'ai trouvé un temps et un lieu pour le faire: au boulot. Hier, au lieu d'aller prendre l'air entre deux cours ou de rentrer chez moi pour revenir en meilleure forme, je me suis mis devant un ordinateur, au calme, et j'ai écris mes lettres, puis j'ai sorti la clé qui contenait les photos de mon ordinateur. J'avais apporté mon disque dur aussi, mais je n'ai pas eu le temps de m'en servir. Je dois vérifier ce qu'il contient et y mettre de l'ordre. Ce sera pour une autre fois. Peut-être ce midi si je reste au boulot plutôt que de fuir. J'ai vu Franck mercredi. J'étais fatigué et n'avais pas très envie de prendre le train pour aller le rejoindre. Mais j'avais promis. C'était important pour lui. Et puis, si l'on décide de vivre avec quelqu'un, il faut bien faire quelques consessions. J'ai découvert qu'il était d'un naturel inquiet - largement autant que moi -, et qu'il pouvait facilement imaginer le pire, voire se vautrer dans des choses négatives comme un masochiste.