Coline Serreau et les tracteurs, Christian Bobin, changements
Par sanieptia le jeudi 29 avril 2010, 11:18 - Journal - Lien permanent
Mardi 27 avril 2010
Une bonne publicité pour le film de Coline Serreau: les tracteurs qui envahissent Paris aujourd'hui.
Bobin me fait un bien fou. Je viens d'acheter L'enchantement simple et autres textes, Poésie Gallimard. Il me dit des choses que personne d'autre ne m'a dites jusqu'à présent. Avec lui, je sens que je peux m'en sortir. Changer. Poursuivre ce changement sur lequel je suis engagé.
Mercredi 28 avril 2010
Le soleil me chauffe la joue droite. Aujourd'hui, d'après la météo, sera la journée la plus chaude depuis le début de l'année. Je suis de retour au café, à Rosny. J'ai retrouvé mes repères. Et je vais essayer de les conserver jusqu'à ma disparition. En plus d'aller au café chaque matin pour écrire, j'aurai toujours de la lecture. Toujours Bobin en ce moment dont je ne me lasse pas, que je vais relire en publiant sur mon blog les passages qui me parleront le plus. Le cinéma. Je m'en suis privé pendant deux mois. Aujourd'hui j'ai abandonnée l'idée d'une deuxième couronne. Ma molaire, en bas à gauche, attendra la rentrée, quand les vacances avec mon fils auront été vécues et payées. Je vais y aller dès cet après-midi si un film me plaît. J'irai jusqu'au centre ville à pieds, comme si j'habitais à la campagne. Un peu de sport pour continuer la liste de mes repères (ou recette pour vivre pas trop malheureux). Piscine, vélo ou marche. C'était vélo hier, une heure. Ne rien laisser traîner. Ne pas remettre à demain ce que je peux faire le jour même. Je m'y emploie depuis dimanche matin. Ai continué lundi et mardi et je compte bien insister aujourd'hui. Accepter l'ennui, la mélancolie et la tristesse. Les siestes méditatives y pourvoieront. Et puis Bobin bien sûr. Il m'explique les choses, me dit comment elles fonctionnent, comment ces états désagréables sont la source de moments merveilleux qu'il faut savoir attendre et ne pas rater lors qu'ils nous effleurent. Me laisser toucher par la beauté, l'érotisme de certaines femmes, mais sans m'y attacher. Ne pas imaginer plus de choses que je n'en vois. Ne pas laisser l'excitation sexuelle recouvrir tout le reste, car cela me prive alors de tout le reste, et me fait du mal. A la base de tout ça, bien sûr, il y a Franck. Avec lui, je sens que je peux être heureux, avoir la force et la stabilité nécessaire pour réussir le changement que j'évoquais hier.