Mardi 2 mars 2010

Depuis mon retour de Tunis, j'ai de la chance: il fait beau. (Froid mais beau.)

Mercredi 3 mars 2010

Sept heures, le jour se lève - commence de se lever -, les oiseaux chantent. C'est bon signe. Signe que le printremps sera bientôt là.

Isis m'a adressé la parole hier soir. Une banalité. Mais c'était suffisamment peu habituel pour que je le note. Aujourd'hui, je lui fait un signe de la main pour lui dire "bonjour", en accompagnant ce signe d'un sourire. Dans l'après-midi, alors que je devais me soulager d'une trop grande tension sexuelle, je me suis surpris à penser à elle et à jouir avec elle. Alors que ça n'arrive jamais, que ça n'arrive plus. Un peu plus tard, je me dis que sa fille était en vacances, qu'elle était seule et que cette liberté avait peut-être éveillé une envie sexuelle, que c'était pour cette raison qu'elle m'avait adressé la parole mardi soir. Ensuite, rapidement, j'ai décidé de ne plus penser à tout ça. Pour ne pas souffrir. Comme on dit "pensée" en méditation pour reconnaitre que l'on s'est fait attraper par un raisonnement et qu'il est temps de le laisser poursuivre sa vie ailleurs, j'ai dit "stop". Et ça a marché.

Jeudi 4 mars 2010

Ce matin, sur Radio Classique, j'entends Anne Hidalgo - première adjointe au maire de Paris - dire à Guillaume Durand que les régions de France sont endettée à hauteur de 150 milliards d'euros, et que l'état l'est pour sa part de 1500 milliards d'euros. Du coup, je ne comprends pas pourquoi on trouve important l'effort de la Grèce de vouloir faire 5 milliards d'euros d'économie, et pourquoi sa dette, estimée à 300 milliards d'euros, est si importante. Tous ces chiffres me dépassent.

Quand je médite, il m'arrive de n'être plus qu'un souffle. Et d'être heureux de n'être que ce souffle.

Vendredi 5 mars 2010

Comme chaque fois que je ne vais pas bien, j'imagine des choses. Aujourd'hui, ce que j'imagine, c'est d'écrire à nouveau le matin. Car je me suis rendu compte cette semaine - avec douleur - qu'écrire au hasard est un calvaire, un calvaire d'inquiétude.