La Saint Valentin avec Franck
Par sanieptia le mardi 16 février 2010, 15:09 - Journal - Lien permanent
Dimanche 14 février 2010
Boltanski avec Franck vendredi soir. J'ai trouvé ça moins bien que ce que j'avais imaginé. Ce que j'ai le plus apprécié en fait c'est l'arrière du mur de boites métalliques rouillées qui nous fait face à l'entrée. Légère gueule de bois samedi matin, gérée par une promenade au square Saint Lambert (seul) avant d'aller à nouveau marcher dans le froid, avec Franck cette fois, autour de l'étang de La Loy. Franck m'a signalé que cet étang avait été créé en 1500 - ou 1600, je ne sais plus. Un délicieux Saint Nicolas de Bourgueil en début d'après-midi (Les Garillères, famille Mabileau, Jacques et Vincent) qui a accompagné deux pavés de boeuf marinés signés Picard. Une sieste ensuite, pour continuer de gérer la gueule de bois. Puis Franck est rentré chez lui et moi je suis allé à la piscine avec Bertrand. J'ai nagé comme une pierre, au ralenti, pendant une demi-heure. Ardisson chez Bertrand ensuite avec un verre d'eau. Puis un très bon vin australien avec du riz et du poulet que Bertrand m'a invité à partager. Un divertissement orchestré par Christophe Dechavanne et sa copine blonde au style étrange, genre poupée inaccessible faite pour faire bander les hommes: Victoria Silvstedt. Un whisky dont j'aurais pu me passer avant de me coucher mais qui me faisait envie. Une rage de dent à deux heures du matin. Après réflexion (la possibilité de souffrir toute la nuit) j'ai réagi. Je suis allé à Torcy (Bay 1). J'avais le souvenir d'avoir aperçu à cet endroit une pharmacie ouverte sept jours sur sept et 24h/24. Il était temps de vérifier si je ne m'étais pas trompé. En cas d'échec, j'étais prêt à aller jusqu'à Nation à Paris. Je ne m'étais pas trompé. De retour à trois heures avec un cachet dans le ventre. Réveil à 8h pour aller voir mon fils à Bobigny. Sa première compétition d'escrime (l'année dernière, c'était une compétition interne au club). Il gagne son premier match mais perd les quatre suivants. C'est difficile et pas drôle. Il perd confiance. Il n'est pas bien et je ne suis pas bien non plus. Avec sa mère, et son entraîneur, on fait ce que l'on peut pour qu'il tienne le coup, accepte ce qui se passe. Est-ce ainsi qu'on apprend la vie? Je crois. Mais je ne trouve pas ça drôle. Ensuite, en phase d'élimination directe, il rencontre un jeune expérimenté qui le dépasse d'une tête. Je suis étonné et heureux qu'il parvienne à marquer trois fois contre ce champion en herbe un peu ridicule qui crie des "oui" et saute en l'air à chaque point qu'il marque. Coup de blues ensuite. Contre-coup logique de ma consommation d'alcool depuis vendredi soir. Je mange. Je m'interdis de boire. Mais je m'autorise un whisky avant de m'endormir (comme le soir). Une sieste d'une heure. Au réveil, le soleil que j'attendais, qui était là à midi au milieu d'un grand ciel bleu, a disparu. Je vais me promener. Une heure trente de marche. J'appelle Franck en fin de promenade. Une proposition de cinéma pour lui et son fils à Vincennes en début de soirée. Il est convenu que l'on se retrouve à Vincennes. Je m'active en attendant, nettoie l'entrée, mes chaussures, fais la vaisselle. Je m'apprête à aller écrire, au café - il doit être 17h30. J'entre dans ma voiture quand Franck, contre toute attente, me fait des appels de phares. Je suis surpris et presque mécontent. J'ai peur que cette arrivée soudaine ne m'empêche d'écrire comme c'était prévu. Mais non, Franck a compris la situation. Il me dépose au café avant d'aller se promener au bord de la Marne. Quand il revient, il a commandé un thé. Et maintenant, il attend un croque-monsieur sans jambon - pas parce qu'il n'aime pas le jambon mais parce ce qu'il n'y en avaient plus. Il est 18h45. Je vais appeler ma mère pour conserver mes bonnes habitudes et ensuite nous partirons tous les deux pour Vincennes voir L'autre Dumas.