Mardi 2 février 2010

Soleil hier, ciel blanc et pluvieux aujourd'hui.

J'ai eu plusieurs fois envie de boire hier, mais j'ai résisté. Je vois mon médecin vendredi. Vais essayer de tenir au moins jusque là, pour lui raconter en détail ce que cela me fait de ne pas boire, pour qu'il puisse choisir en cas de besoin le meilleur médicament.

Je considère aujourd'hui que j'ai gagné contre la cigarette. Je m'attaque à l'alcool.

15 euros de piscine (pour dix entrées), 10 euros de médicaments pour mon canal vésical récalcitrant. Pour que mon budget reste équilibré, il faudra cinq jours sans dépense.

Si j'en suis là, c'est que je n'ai plus d'argent en réserve. Ironie du sort, quand je suis allé chez le dentiste en janvier pour préparer la pose d'une couronne - qui sera achetée plus tard car je n'ai pas les 300 euros nécessaires - le même jour, une autre couronne, ancienne celle-là, s'est fait la malle dans une part de galette. Je l'ai montrée à mon dentiste et cette dernière m'a dit qu'elle était percée, que c'est pour cette raison qu'elle était tombée, que ça ne servirait à rien de la remettre en place, qu'il faudra en fabriquer une autre. Donc 300 euros supplémentaires. Si l'on ajoute les frais de voiture fin 2009, 400 euros de freins, j'ai toutes les raisons d'être fauché. La priorité reste la semaines de vacances avec mon fils cet été, avec une marge parce qu'il ne faudrait pas que celle-ci soit gâchée par un problème de voiture (mon pot d'échappement commence à faire du bruit et le contrôle technique doit être fait avant le mois de juillet). Donc, pour assumer tout cela, j'ai décidé de vivre avec le minimum pendant sept mois. J'avais songé pendant un temps demander à ma psy d'espacer nos séances, toutes les deux semaines par exemple pour gagner 100 euros par mois. Et puis non, j'ai changé d'avis, je tente le coup comme ça. On verra bien. Aujourd'hui, ce genre de calcul, plutôt que de me déprimer m'amuse.

Après la cigarette, l'alcool.
Après l'alcool, l'argent.
Après l'argent, l'amour.
Après...
Après je serai guéri.