Solitaire
Par sanieptia le dimanche 3 janvier 2010, 18:12 - Journal - Lien permanent
Samedi 2 janvier 2010
Le ciel est bleu aujourd'hui, à l'opposé de celui d'hier. J'en ai déjà profité puisqu'à neuf heures je suis allé déposer ma voiture au garage. Les freins avaient lâché il y a deux jours. Je suis rentré en longeant la Marne. Trois quarts d'heure de bonheur. Tout à l'heure, je chercherai dans le livre de Z - notre charmante propriétaire - le nom d'un oiseau.
Le soir du 31, j'étais seul aussi - sans l'être vraiment. H. - colocataire et future professeur d'anglais - était avec son amoureux. Et E. - colocataire et future chercheuse en biochimie (hongroise) - recevait deux amis (hongrois). Un homme et une femme. Une femme très belle avec laquelle en rêve j'aurais eu envie de rompre ma solitude.
Je me suis installé dans le salon à 18h30 pour faire un voyage - grâce à Arte - en Nouvelle Calédonie. A 19h, je me suis servi un premier verre de Sancerre. H. et P., les amoureux, se sont installés dans la cuisine. Et les trois Hongrois dans la salle à manger. J'ai fait chauffer mon plat surgelé, coquille Saint-Jacques et riz, que j'ai mangé en regardant un ballet qui ne m'intéressait pas. Au lit ensuite. Rien ne me plaisait à la télé et je voulais laisser la place aux amoureux avaient prévu de regarder un DVD. J'ai lu Bobin et Léautaud, en buvant du Sancerre (la bouteille était au frais sur le rebord de la fenêtre). A minuit, quand j'ai entendu du bruit, je me suis mis le nez dehors pour écouter les pétards, coups de klaxon et autres clameurs, en me demandant ce qui pouvait bien rendre les gens aussi heureux. Puis je suis descendu (les amoureux et les Hongrois avaient disparu) pour regarder sur une chaine d'information les différents feux d'artifices qui avaient déjà eu lieu autour de la Terre. J'étais seul avec mon ivresse. Je faisais le tour de la Terre. J'étais presque heureux. Quand j'ai eu l'impression d'avoir fait le tour de la question, je suis remonté me coucher. Et me suis endormi assez vite. Un peu avant six heures et demi, j'ai entendu les Hongrois qui rentraient. J'étais content pour eux. Ils n'avaient pas dû s'ennuyer.
Impossible de trouver le nom de l'oiseau. Ils sont trop nombreux à se ressembler. Peut-être une fauvette. En tout cas il chantait très bien et était très gracieux avec sa petite queue relevée.