Souffrance
Par sanieptia le mercredi 30 décembre 2009, 12:03 - Journal - Lien permanent
Mardi 29 décembre 2009 - 11h40
Ai fini le Martini en début d'après-midi. Ai mangé à 15h30. Me suis branlé longuement en regardant des images sur internet. Rien ne va plus donc. C'est ce que je me suis dit après une courte sieste et une séance de méditation. J'ai décidé de faire du vélo puisque les piscines sont fermées et surtout, de ne plus boire d'alcool. Ensuite, je suis allé faire des courses et, pour mettre un point final à tout ça, je me suis offert une bouteille de Sancerre. Wilfried était de retour. Cela tombait bien. Nous nous sommes partagé le Sancerre.
Pour continuer à parler d'alcool, Wilfried a eu une mauvaise surprise à Noël. Il lui manquait le matin quelques morceaux de sa soirée. C'est la première fois que cela lui arrive. Il a trente-sept ans. Comme il me l'a dit, jusqu'à présent, chaque fois qu'il buvait trop, il était malade. Là, il n'a pas été malade, et du coup, des morceaux de sa soirée se sont effacés de sa mémoire. Je me demande si son corps n'est pas en train de s'habituer à l'alcool. Souvent, le soir, je le vois boire du vin avec Jonathan, ou tout seul, mais jamais beaucoup - je veux dire par là qu'il ne se sent pas obligé de finir la bouteille. Est-ce qu'il boit aussi le midi? Il est possible que ce premier dérapage soit un avertissement.
Pour moi, cela ne change pas grand-chose. Cela reste tout ou rien. Soit je bois le midi et le soir, soit je ne bois pas du tout. Et l'expérience m'a montré que pour mon moral, pour avoir une bonne énergie à dépenser durant la journée, c'est mieux de ne pas boire du tout. Je me prépare donc à lutter un peu aujourd'hui, et à souffrir.
De toute façon il y a souffrance. Après l'alcool quand il y a alcool - une souffrance sournoise, dévastatrice - ou avant, quand il faut la supporter en faisant autre chose que boire.
Finalement, la solution de mes problèmes ne serait-elle pas d'accepter de souffrir?