L'affreux Descartes par lequel il a fallu passer
Par sanieptia le mercredi 30 décembre 2009, 12:00 - Christian Bobin - Lien permanent
J'espère que nous l'abandonnerons bientôt sans pour autant l'oublier.
Les ruines du ciel - Christian Bobin - Gallimard
Page 180:
"Le soir qui entre par les fenêtres de l'Hôtel-Dieu se heurte aux écrans cristallins des ordinateurs où les corps des malades sont traduits en chiffres tandis que leurs âmes, impossibles à quantifier, sont abandonnées au désert des chambres, oubliées comme elles commençaient de l'être dans les livres scintillants de Descartes."