Triste vie
Par sanieptia le samedi 26 décembre 2009, 12:31 - Journal - Lien permanent
Vendredi 25 décembre 2009 - 11h20
En ce moment, avec la vie que je mène, une courte journée (de dix heures par exemple) me suffirait. Réveil à neuf heures. Douche, petit-déjeuner, écriture au café et courses, mise à jour de mon blog. Il est midi ou treize heure. Déjeuner. Promenade le long du ru de la Brosse. Il est entre seize heures et dix-sept heures. Lecture dans ma chambre, en compagnie de mon bouquet de fleur. Méditation. Je patiente jusqu'au repas du soir. Une douche avant le dîner. Il est dix-neuf ou vingt heures. Ma journée est terminée. S'il y a un film à la télé qui m'intéresse, elle peut se prolonger un peu.
Ces journées pourraient être plus remplies si je continuais mes corrections, mais je n'en ai pas envie. J'ai ouvert plusieurs fois le mois de juillet 2009, pour ne corriger que le premier paragraphe. On dirait que cela me plaît de vivre au ralenti, de faire peu de choses, même si je trouve cela ni gai ni excitant.
Une autre explication est possible (au sujet de des corrections). Juillet 2009, c'est la partie forte et joyeuse de ma relation avec Franck. Peut-être que je n'ai pas envie qu'il la lise trop tôt. Il y a cette idée de livre aussi, qui commencerait le premier janvier. J'ai besoin d'avoir la tête "neuve" pour l'écrire, d'être dans le présent, et pas six mois en arrière.
Dédicace possible de mon futur livre : "A Christian Bobin, qui m'a montré la Voie. A Isis et Franck qui me L'ont montré aussi."
Mon tout premier livre, qui n'existe plus je crois, date de 1988 ou 89. J'avais pris un bloc Rhodia et je l'avais noirci. Une page par séance. Mon second livre, le premier envoyé à des éditeurs, a été écrit entre 96 et 97, presque sur le même principe. J'allais au café et j'écrivais. Tout était gardé. Chaque séance représentant un court chapitre. Je ne me souviens plus des livres suivants. J'en parlerai une autre fois.
En exergue du prochain, dont le titre provisoire est "Journal 2010", il pourrait y avoir cette citation de Christian Bobin, extraite des Ruines du ciel: "Ce n'est pas compliqué d'écrire: il suffit d'y donner chaque seconde de sa vie".
C'est une des raisons pour lesquelles je mets beaucoup d'espoir dans ce livre qui vient. Parce que, pour la première fois, je me sens prêt à mettre chaque seconde de ma vie au service de mon écriture. C'est même devenu une sorte d'évidence - si je veux écrire un peu sérieusement un jour.