Alcool, livres et RER A, des fleurs, un livre
Par sanieptia le jeudi 24 décembre 2009, 14:44 - Journal - Lien permanent
Mercredi 23 décembre 2009 - 10h30
J'ai bien fait sonner le réveil une heure plus tôt ce matin, mais je ne me suis pas levé. Il semble que mon sort en ce moment soit de me lever à 9h. Je vais m'y soumettre.
Je ne fume toujours pas (cela fait deux mois et trois semaines maintenant) mais je me suis remis à boire un peu. Une demi-bouteille de Bordeaux avec Bertrand hier, au restaurant, après Avatar. Mardi 15, c'était la soirée entre colocataires. Apéritif et vin. Vendredi soir après le spectacle, deux verres de vin rouge. Samedi soir avec Franck, un américano et le meilleur vin blanc que j'ai bu de toute ma vie (un Chorey les Beaune) suivis un godet de marc de Bourgogne. Dimanche soir, j'ai fini une bouteille de rosé qui traînait dans le réfrigérateur. Il va falloir faire attention. Cela fait cinq jours sur huit. Donc, reprise de mes mauvaises habitudes.
J'attends que le RER A en termine avec sa grève pour aller à Paris. J'ai envie d'aller visiter la librairie Gallimard. Voir s'ils auraient le second livre de Modiano, La ronde de nuit, Prisonnier au berceau en Folio (pour Franck), et Une bibliothèque de nuages pour moi. Dès que j'aurai un peu d'argent, j'offrirai à Franck l'histoire de l'art de Gombrich, pour donner un peu de poids à notre projet "galerie d'art". C'est le livre que m'avait conseillé Véronique Boudier - plasticienne et prof d'art plastique à ses heures aux ateliers de la ville de Paris - quand elle m'avait aidé à préparer le concours de l'école nationale supérieure d'art de Cergy-Pontoise, en 1989 ou 1990.
Depuis hier, un bouquet de fleur trône tantôt sur mon bureau tantôt sur ma table de chevet. Je le trouve trop beau, trop structuré, comme une mauvaise oeuvre d'art. Le fleuriste n'avait pas de temps à me consacrer. Il m'a même proposé de revenir après Noël. Et puis, voyant l'importance que l'achat de ces fleurs avait pour moi, il a fait un effort. A force de collaborations tous les deux, nous devrions obtenir de meilleurs résultats. Je pensais renouveler l'expérience toutes les semaines mais il m'a dit qu'en hiver, en changeant l'eau au bout d'une semaine, le bouquet pouvait tenir 15 jours. Ce qui est encore mieux pour mon budget. En attendant, même trop structuré, ce bouquet me plaît et me fait du bien. Il met de la vie dans ma chambre vide.
Hier, en pensant à mon livre, à ce que j'écrirai le premier janvier, je me suis dit que finalement, je n'avais pas d'efforts particuliers à faire pour le lecteur ou l'éditeur, qu'après toutes ces années, ce serait une trahison. Si je les fais inconsciemment ces efforts, subtilement, parce que j'ai envie de faire un livre qui se tienne, saupoudrant ici et là les renseignements nécessaires à la compréhension de l'histoire, du narrateur et des autres personnages, ce sera jouable. Dans le cas contraire, ce sera forcé, artificiel, donc mauvais. Pas un "vrai" livre, pas un livre "pur". Et, après avoir lu Modiano et Bobin, c'est un livre "pur" que je veux faire, ou pas de livre du tout.