Lundi 21 décembre

Isis a répondu!

Sobrement, aujourd'hui, à 12h56:

"Je te trouve plus présent au sein de l'école. Passe de bonnes fêtes. I."

Je n'ai pu m'empêcher de lui donner quelques précisions, à 13h46:

"Et ce n'est qu'un début! Vais essayer d'être présent un peu partout finalement. Et, si cela se passe bien, j'aurai une belle fin de vie. Un feu d'artifice n'est pas impossible. Bonnes vacances. T."

J'étais assez content de moi. Etre présent un peu partout, cela signifie dans mon métier bien sûr, mais aussi au niveau littératuaire et, pourquoi pas, les arts plastiques! Une galerie d'art avec Franck. Le feu d'artifice veut dire qu'il est possible que je réussisse dans tous ces domaines, et qu'ainsi, enfin, je parvienne, comme mes amis, Bobin et Gavalda, à diffuser de la lumière.

J'ai écrit à Franck ensuite. J'avais eu plusieurs fois envie de le faire dimanche et puis je ne l'avais pas fait. A 13h55, après avoir découvert qu'il m'avait laissé un mot la veille, je lui ai écrit ceci:

"J'ai eu envie hier de te donner des nouvelles, mais je ne l'ai pas fait. Je voulais de remercier pour ce délicieux repas. La nuit, quand je dormais mal - comme toi, il faut peut-être que l'on cesse de dormir ensemble - j'ai repensé à cette idée de galerie d'art. J'allais de délires en délires pour animer ce lieu, surprendre le visiteur ou le passant. Après cette conversation, cette idée me plaît toujours. Je la crois possible. Et, si le livre Isis, Franck et Personne est tombée à l'eau, le projet finalement reste le même, parce qu'aujourd'hui, j'ai encore envie d'écrire un livre. La base sera mon journal comme il s'écrit en ce moment, mais en tenant compte cette fois du lecteur qui commencerait de le lire le 1er janvier 2010. Donc, avec des précisions donc sur les personnages, sur ce qui s'est passé avant... Passe de bonnes fêtes. A bientôt. T."

Je n'ai pas retranscrit l'e-mail de Franck dans ce journal. Il s'agissait de compliments qui faisaient de moi un surhomme. Et ensuite, d'excuses pour n'avoir pas été très bon au lit samedi soir. C'était autant de sa faute que de la mienne. Autant dire la faute de personne. Nous n'avons pas le même rythme. Nous sortions de table. Nous avions trop mangé (un restaurant gastronomique). Il venait de lire le mois de Mai 2009 - et les scènes pornographiques le dérangent. Il y trouve quelque chose de sale. Il m'y voit comme une sorte de mister Hyde. Dernière explication, cela faisait longtemps qu'on ne s'étaient pas vus.