Jeudi 17 décembre 2009

J'ai enfin appelé Franck.

J'avais eu envie de le faire dimanche pour le tenir au courant de ce qui m'arrivait. Il était devenu mon associé depuis que je lui avais confié cette idée de livre, confié aussi que j'aurai besoin d'aide, d'un regard extérieur et d'un esprit lucide. Mais je ne l'ai pas appelé parce que je n'allais pas bien dimanche soir. Je me sentais triste et préférais rester seul - au chaud, dans ma chambre. J'avais prévu d'appeler Bertrand aussi pour lui demander des nouvelles de ses amours. Il était en relation avec une femme depuis peu - situation exceptionnelle chez lui - et j'aurais bien aimé savoir comment cela se passait. Et puis je lui aurais raconté ce qui m'était arrivé. Mais je n'ai pas appelé.

Mon emploi du temps ensuite ne m'avait pas permis de trouver un moment correspondant à celui de Franck. Hier, enfin, en début d'après-midi, je l'avais. Un texto pour lui demander à quelle heure je pouvais l'appeler - pour ne pas perturber sa sieste. "Maintenant", m'avait-il répondu. Je signale tout cela parce qu'il s'est passé quelque chose d'étrange. Une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Je l'ai informé, en tant qu'associé et ami, que mon idée de livre était tombée à l'eau. Mais je ne lui ai pas parlé de ma cuite. C'est cela que j'ai trouvé étrange. Je lui en parlerai probablement samedi - on se fait une petite soirée arrosée et sexuelle. Mais là, je n'ai pas dit. Et je n'avais pas l'impression de mentir, de cacher quelque chose. Je me sentais naturel, sincère. Je partageais quelque chose avec lui en toute simplicité, sans avoir besoin de TOUT dire. Après avoir raccroché, j'ai réfléchi à ce qui venait de se passer. Et j'ai eu l'impression d'avoir grandi (expression chère à Isis). Etais-je en train de devenir adulte?

Je ne verrai pas mon fils vendredi. Après son week-end occupé (compensé en partie par un repas ensemble vendredi soir, proposé par lui) c'est moi qui n'était pas disponible mercredi. Peut-être se verrait-on vendredi soir, avant son départ - Avatar? Et puis non. J'étais encore tenu par un spectacle et lui devait préparer ses affaires pour partir le lendemain. Nous passerons donc trois semaines sans nous voir.