Un bureau d'écrivain, pas envie de travailler, la lumineuse Eszter
Par sanieptia le dimanche 6 décembre 2009, 11:26 - Journal - Lien permanent
Samedi 5 décembre 2009 - 08h55
Ca a fonctionné hier, ma nouvelle organisation. Je me suis douché et habillé comme pour partir au café mais je suis remonté dans ma chambre. J'ai viré tout ce qui traînait sur mon bureau - qui est devenu une grande table bleue et vide - et je me suis mis à écrire. Ensuite, heureux d'avoir pondu quelque chose d'intéressant, je suis parti au café. J'ai été chagriné d'avoir trop peu de temps devant moi mais je ne me suis pas découragé et j'ai commencé de corriger le 1er mai 2009. Un jour important. Ensuite, de 9h à 10h, j'étais innoccupé. Dans la salle des professeurs, j'ai poursuivi ma correction, et je suis arrivé à un résultat satisfaisant.
J'étais fatigué hier soir. Je m'étais ennuyé toute la journée. Je n'aime pas travailler en ce moment. La piscine était fermée. Un problème de pompe. Je suis rentré triste et énervé. J'ai pris une longue douche pour remplacer la piscine. Et puis je suis descendu manger. Eszter était là, avec un ami hongrois accompagné sa mère, de passage à Paris. La mère et le fils sont montés se coucher. Et Eszter est restée. Elle était rayonnante. A l'inverse de moi, elle respirait la joie de vivre. Je ne l'ai pas fui. Ni elle ni sa joie de vivre. Elle avait posé son ordinateur sur la grande table et moi ma pizza pas chère et pas bonne. Nous avons échangé quelques mots. Des demi-phrases poétiques, philosophiques, énigmatiques, humoristiques. Eszter capte très bien ce genre de choses. Petit à petit, j'ai retrouvé un peu de gaité. Ses jolis seins moulés dans son pull rouge la rendaient désirable. Ils respiraient la joie de vivre eux aussi, autant que son visage et ses yeux bleus, ses cheveux blonds. J'ai profité de toutes ces étincelles en me gardant bien d'imaginer qu'il pourrait se passer quelque chose entre nous. Ce fut un bon choix. Car aujourd'hui, les étincelles sont encore là. Alors que si je m'étais laissé aller à imaginer des choses entre nous, probablement qu'elles se seraient éteintes dans un flot de brume opaque et que mon coeur à l'heure qu'il est serait endolori de manque et de frustration. J'ai bien fait de changer de vie.