Samedi 6 juin 2009

Quand je pense à me détacher complètement d’Isis, pour ne pas souffrir, je me demande si je dois me priver d’être encore son amant – ou l’un de ses amants. D’instinct, je me vois lui dire : « Bon, il faut que je me détache de toi (pour pouvoir passer à autre chose) et, pour cette raison, je ne peux plus être ton amant ». Seulement, je ne me vois pas me couper de cette possibilité. Pas encore. Peut-être n’ai-je pas suffisamment souffert pour prendre cette décision ?

13h20

Je lui ai envoyé ça. Depuis la veille, j’avais envie de lui dire quelque chose, sans savoir quoi : « J’ai trouvé que tu m’avais mal parlé hier. Et j’ai trouvé ça dommage. Et douloureux. Mais c’étais peut-être un acte pédagogique ? »

Pas de réponse, bien sûr.

20h00

Que l’on fasse encore l’amour de temps en temps ou pas, il est temps de tourner la page.

La consolante, que je suis en train de terminer. Une belle histoire d’amour en pleine rupture. Est-ce que si je l’avais lu il y a un peu plus d’an an, quand je l’ai acheté, cela aurait changé quelque chose ? Je ne pense pas. Je pense qu’il fallait que je vive la chose.

Home sur le Champ de Mars fut un bonheur avec mon fils. Et je me dis « bravo » - et à ma psy aussi - parce que quelque chose s’est déchiré entre lui et moi. Entre moi et moi. Et du coup, je suis plus moi quand je suis avec lui - pour notre plus grand bonheur. Il se souviendra des lourdaudes que j’ai jeté parce qu’elles avaient une bâche en plastique et qu’elles ne voulaient pas que l’on se place à côté d’elles, parce qu’elles attendaient plein de mode et avaient peur de manquer de place. Il se souviendra d’avoir vu le cinéaste en personne passer derrière nous, derrière les barrières, Yann Arthus Bertrand, le défenseur de la planète. Ce même personnage au micro, très mauvais orateur, et puis Luc Besson, pas vraiment meilleur. Il se souviendra de la lourdaude qui était saoule à la moitié du film et peut être pas de moi qui regrettais d’avoir tenu tête à cette abrutie parce que maintenant, on de devait se la fader, avec ses amis qui étaient là pour seulement pour se faire un pique-nique au milieu de plein de plein d’autres gens sans en avoir à foutre de ce qui se passait là. On imaginé tous les deux, surtout lui, que la pauvre ivrogne, ou mal dans sa peau, se faisait écraser après la projection, alors qu’on s’en revenait tous les deux, à un passage piéton justement. Il imaginait le fait divers dans le journal. Je l’ai déposé un peu après minuit chez lui, heureux.