Samedi 16 mai 2009 – 12h30

Un passionné de foot parle de foot, au bar, avec le patron. Ce dernier a l’air passionné lui aussi mais moins. Il n’aime pas avoir tord. Il défend son point de vue sans s’énerver.

D’habitude, j’aime bien écrire ou corriger mes trucs dans le brouhaha. Aujourd’hui – à cause de mon double sevrage ? - cela me gonfle. Le passionné parle portugais maintenant. Ca va mieux. En français, je n’aime pas sa voix, je la trouve bête.

Isis m’a appelé hier après-midi, et ce fut un grand bonheur. Elle allait au spectacle avec notre directrice et me proposait de les accompagner. C’était une idée de la directrice. Je lui ai dit de la remercier et j’ai ajouté que j’avais autre chose à faire – soirée danse avec Florence – sans le lui préciser. Cela m’a fait beaucoup de bien parce que je lui ai raconté mon histoire de sms, l’erreur que j’avais fait en lui envoyant. Elle m’a dit que j’avais joué avec les mots, que je m’étais fait plaisir en écrivant. « Oui », je lui ai dit, et surtout, comme pour mon écriture en général, que j’aurais dû mettre « ce jeu » dans mon carnet ou mon ordinateur, mais pas le lui envoyer, parce que cela m’a perturbé ensuite, m’a fait mal, le soir, la nuit et le matin. Je lui racontais tout cela comme si c’était un autre qui avait eu mal, détendu et clair, avec de la joie dans la voix. On a fini par s’embrasser et se dire « à bientôt ». Ce coup de fil a été merveilleux parce qu’il a dissipé instantanément la douleur que je me traînais depuis la veille, depuis que j’avais appuyé sur « envoi » pour lui envoyer mon sms.