bisexualité, la blonde, cuite avec Bruno, sms d'amour
Par sanieptia le lundi 27 avril 2009, 10:14 - Journal - Lien permanent
Dimanche 26 avril 2009
J’ai déposé mon fils vers 18h mercredi et je suis allé me préparer. Antoine me proposait un plan à trois. Je devais être voyeur, prendre des photos, et ensuite on ne savait pas trop. J’avais le rôle de l’homme qui offre sa femme un autre et qui regarde comment cette petite salope se fait plaisir.
Je suis arrivé en avance, comme c’était prévu, je suis resté habillé et on a attendu M en buvant un verre. Je n’avais pas pris le temps de manger avant, seulement deux nems en passant… Et M n’est pas venu, et n’a même pas appelé pour s’excuser. Avec Antoine, on ne s’est pas laissé abattre et on s’est donné du plaisir.
Je suis de plus en plus à l’aise dans le rôle de l’homme. Je l’ai pris longuement, profondément, en me retenant pour ne pas écourter la soirée. J’assume de mieux en mieux ma bisexualité. Et puis, j’adore le faire jouir. Et il ne s’en prive pas. Une vraie cochonne sensible et gémissante.
La seule ombre au tableau, c’est que je n’avais pas mangé. Résultat, au bout d’un moment, j’étais saoul. Et puis j’avais mal au ventre. J’ai dû dormir sur place, chez lui.
Jeudi, après avoir été heureux avec Isis, je suis retourné voir Antoine. Pas pour faire l’amour mais parce que j’avais oublié mon téléphone chez lui le matin. On a bu un verre et discuté. Et puis je l’ai laissé faire sa psy devant Le Diable s’habille en Prada. Il a été l’assistant à une autre époque d’un homme dans le genre de Glenn Close. Et, d’après ce qu’il m’a dit, il en a beaucoup souffert.
Message envoyé jeudi soir à Isis :
« Je suis en voyage – je suis un explorateur, un chercheur – et, quand j’aurai fini ce voyage, quand ta fille sera grande et autonome, quand tu seras seule, si tu n’as pas envie d’être seule, si tu n’as pas d’amoureux, si je n’ai pas d’amoureuse, je serai là. »
Vendredi matin, je suis allé passer une échographie pour ma vessie. Ca va mieux. Les médicaments semblent faire de l’effet. Elle se vide mieux. En sortant, je suis allé voir la blonde du coiffeur à laquelle j’avais laissé un mot. Elle était là, seule, c’était parfait. J’ai essayé de faire passer mon message mais j’ai eu du mal. Elle n’arrêtait pas de me couper la parole, elle m’agressait presque. J’ai fini, après avoir dit ce que j’avais à dire, par la laisser tranquille.
Je pense qu’effectivement je lui ai plu, mais qu’elle était très heureuse avec quelques regards, ne demandait rien de plus. Elle était mariée, fidèle, et j’ai vite compris qu’avec mon mot je l’avais dérangée. En conséquence, elle m’agressait.
A Isis, en fin d’après-midi, pour compléter l’e-mail dont elle ne se souvenait pas jeudi, j’ai envoyé un morceau de mon journal, daté du 17, à partir de : « Revoir Isis m’a fait du bien et du mal… » et puis ce sms : « Texto d’hier simplifié : Je t’aime toujours, mais j’ai besoin de liberté. Mon fameux voyage, ma recherche… Proust, Céline… J’ai un truc à faire… Je t’embrasse. »
Le soir, virée avec Bruno. On ne peut se voir tous les deux sans se déchirer…
Restaurant à La Butte aux Cailles. Promenade et quelques verres ensuite, toujours dans le même quartier. On fait la fermeture. On est saoul mais il est capable de conduire son scooter, et on arrive chez lui sans problème, même si, à la réflexion, ce n’est pas très raisonnable d’avoir fait ça. On aurait très bien pu mourir bêtement. Chez lui, il sort une bouteille de Châteauneuf du Pape et une autre de whisky. Je bois un peu des deux. Je me saoule. Et il se saoule aussi. Ensuite, je ne me rappelle plus de rien. C’est Mohamed qui m’a réveillé à midi pour me dire au téléphone que j’avais oublié le rendez-vous avec les gens qui devaient visiter sa maison. Je lui avais promis que je serai là. J’ai sauté sous la douche et dans mes fringues et je suis arrivé à midi et demi. Et puis je suis parti au café où j’ai attaqué directement à la bière. Après avoir laissé un message à Mohamed pour lui dire que j’étais dans le quartier et qu’il pouvait donner mon téléphone aux visiteurs s’ils voulaient revenir dans l’après-midi.
Avant de partir de chez Bruno, j’ai eu le temps de voir que sa table basse, en verre, avait explosé. J’ai appelé dans l’après-midi et suis tombé sur son répondeur. Plus tard, il m’apprendra qu’il est tombé sur la table et qu’il s’est retrouvé couché au milieu des bouts de verre, qu’il m’a appelé mais que je n’ai pas bougé. J’étais allongé dans le canapé à côté pourtant, enveloppé dans une couverture. Je n’ai rien entendu. Je n’ai aucun souvenir. Trop défoncé probablement.
Bref, je trouve tout cela pitoyable, pitoyable et dangereux. Du coup, hier, après avoir bu de la bière toute la journée, je lui ai envoyé ce texto : « Je viens d’écouter ton message. La prochaine soirée que l’on se fera tous les deux sera sans alcool. Pour moi. Toi, tu feras comme tu voudras. J’espère que tu as réussi à te débarrasser de ton bout de verre. (Un bout de verre qui était resté planté en lui quelque part, je ne sais pas où). A bientôt ».
Sms d’amour avec Isis hier
13h16 : « Conséquence du message d’hier : je suis à toi. Quand tu voudras me voir, je serai là. Et, si tu veux me faire souffrir, tu me fais patienter ».
15h04 : « Tu n’es pas à moi mais à toi. Je crois que la souffrance que tu traverse fait écho à une autre souffrance. Je ne sais pas laquelle mais tu dois la traverser pour mieux d’en libérer. Ne la dénigre pas ».
15h10, Isis encore : « Mon intention n’est pas de te faire souffrir. J’essaie de voir en moi et en ce moment c’est difficile. Je n’y arrive pas ».
15h32 : « Je le sais bien que je ne suis pas à toi, mais à moi. C’était juste une poésie, une déclaration d’amour. Je ne nie ni ne dénigre rien, je vis le truc. Si tu as du mal à y voir clair, j’ai des lunettes en rab ici. Appelle-moi, je te les apporte. »
15h43 : « Ta blague me fait rire ».
15h52 : « C’est pas souvent que je te fais rire. Ca me fait plaisir. C’est un bonheur d’être encore en relation avec toi ».
15h55 : « Moi aussi ça me fait plaisir ».
16h13 : « Filage. Tu me manques. J’ai envie de toi, envie d’être avec toi ».
16h46 : « Piscine lundi après-midi ? »
16h56 : « Nus ? »
Après on s’est appelé, parlé.
17h28 : « Je t’ai écrit, au début de notre relation : « c’est chiant l’amour ». C’est effectivement un peu bizarre, un peu douloureux, mais c’est bon aussi, très bon. Au plaisir de te retrouver en maillot ».