Mademoiselle Chanel, je suis encore amoureux
Par sanieptia le samedi 25 avril 2009, 18:17 - Journal - Lien permanent
Jeudi 23 avril 2009 – 18h20
Dans une demi-heure, je passe chercher Isis. Je l’emmène au ciné à côté de chez moi. Nous allons voir Coco (Chanel).
En fin d’après-midi, déçu qu’elle ne m’ait pas rappelé…
Je vais m’embrouiller, il faut que je reprenne l’histoire au début…
Chez mes parents, mardi midi, j’avais très envie de l’appeler, mais tout s’enchaîne et je ne le fais pas. Alors, imaginez ma joie quand ce reçois ce texto à 17h47 : « J’espère que cela se passe bien pour toi et C ». Quand je rappelle, elle est dans le train, ça coupe, on ne s’entend pas, ne se comprend pas, on se dit qu’on se rappellera plus tard. Et puis je lui envoie ce texto à 19h29 : « Fais-moi signe, ce soir ou demain, quand tu seras tranquille pour parler. Biz ». Et puis, elle ne rappelle pas. Ni le soir, ni le lendemain.
Ce matin, je la vois au travail et guette ses réactions. Pas de réaction. Elle m’ignore. Du coup, je suis assez froid moi aussi, mais je m’assois à côté d’elle en réunion. Je suis heureux à côté d’elle. Je la regarde, je la respire. A midi, encore un peu fâché de son silence je suppose, et du fait qu’elle m’ait ignoré toute la matinée, je suis allé manger avec les collègues - et elle ailleurs. Mais, en fin d’après-midi, j’ai craqué. Je suis allé voir si elle avait répondu à mon e-mail de samedi. Elle n’avait pas répondu. Je lui ai demandé si elle l’avait reçu. Oui. Je lui ai demandé pourquoi elle n’avait pas répondu. Elle m’a dit que mon e-mail ne posait pas de question. Alors je lui ai demandé ce qu’elle faisait là, maintenant, parce que j’avais envie de lui parler. Et l’idée d’un verre en terrasse, au soleil, lui plaisait. On est donc allé boire un verre. Et puis, après s’être dit des choses, je lui ai demandé ce qu’elle faisait ce soir. Rien de particulier. Je lui ai proposé un ciné. La grande Coco.
Cela m’a fait énormément de bien de la revoir, de discuter avec elle. C’est mon amour impossible maintenant, platonique. Je ne sais pas trop ou cela va me mener mais j’y vais. De toute façon, depuis que j’ai lu les merveilleuses phrases d’Alexandra David Néel, je ne crains plus rien. Ces belles phrases disent à peu près ceci : Ne te préoccupe pas de l’avenir, parce que, de toute façon, tu ne connais pas les chemins que tu dois emprunter. Par contre, fais ton devoir chaque jour. Et sois sûr de le faire demain ou après-demain, dans l’avenir en général. N’ais as peur. D’ailleurs, pourquoi devrais-tu avoir peur ? Peur de faire ce que tu as à faire chaque jour ? Ca n’a pas de sens !
Les vrais mots, qui sont déjà sur mon blog, sont :
« N’envisage pas l’avenir. Les chemins que tu dois parcourir sont un mystère pour toi. Fais ton devoir dans le présent, aie la résolution de le faire dans l’avenir et ne crains pas.
Bref, j’aime encore Isis.
Mais je n’attends plus rien de notre relation.
Un verre en terrasse comme aujourd’hui, un ciné comme tout à l’heure (je pars dans cinq minutes), cela suffira à mon bonheur.