Vendredi 17 avril 2009 – 12h15

Après le Morgon mercredi soir, je me suis ressaisi. Seulement trois bières hier. Une à midi, une autre le soir avant le spectacle (à Elbeuf) et une troisième après. Aujourd’hui, je tente le zéro bière.

J’ai revu Isis hier, assise au-dessus du régisseur avec lequel je pensais avoir un ticket. Comme je n’ai pas encore vérifié, je l’ai peut-être encore, ce ticket. Les hommes, contrairement aux femmes, ne sont pas difficiles à obtenir. Aller jusqu’à Elbeuf pour un homme ? Ca fait un peu loin. Pour une histoire d’amour entre lui et moi, peut-être que ça vaudrait le coup. Mais je ne pense pas être prêt à vivre une histoire d’amour avec un homme. Par contre, vérifier cette histoire de ticket me titille… J’ai revu Isis hier, disais-je, et cela m’a fait du bien et du mal.

Sms

Moi : « Tu surveilles la régie ? »

Et ensuite, comme je ne la voyais pas réagir, un message vocal disant : « Je crois que tu as coupé ton téléphone. J’espère te revoir tout à l’heure pour te faire un bisou. »

Après le spectacle, alors que je pensais que je ne la verrai pas, qu’elle était trop occupée, je l’ai vue dehors en train de discuter avec d’autres personnes. Je suis venu la déranger et j’ai eu mon bisou. Et je lui en ai volé un deuxième.

Plus tard, j’ai reçu ça : « Désolé, je ne suis pas très bavarde, mais ça m’a fait plaisir de te voir ».

A quoi j’ai répondu, assez froidement : « A moi aussi. Et je ne me trouve pas bavard non plus. Bonne nuit ».

Revoir Isis m’a fait du bien et du mal en même temps. Je la voyais assise là-haut, esseulée et sereine, dans son truc. Je la trouvais belle, désirable. J’aurais voulu être assis à côté d’elle. J’ai même hésité à y aller, avec le prétexte de lui dire bonjour avant de rejoindre ma place. Mais, justement, à côté d’elle, ce n’était pas ma place. Et, si j’étais monté là-haut, probable que je serais resté assis à côté d’elle. Et ce n’aurait été bon ni pour elle ni pour moi. Dans l’état dans lequel je suis en ce moment, j’aurais eu envie de me coller à elle comme un enfant en manque d’affection. C’est ça qui n’aurait pas été bon. Elle, elle a déjà une fille n’a pas besoin d’un fils. Et moi, je dois continuer à faire des efforts pour guérir, pour supporter cette frustration, ce manque d’amour douloureux que je ressens trop souvent au niveau du plexus - et qui me fait boire pour l’oublier, le nier, penser à autre chose. Je crois que j’ai un cap à franchir, un truc à digérer, à assumer.

A ce sujet, ce n’est pas plus mal que Cathy n’appelle pas. Je lui dirai seulement, quand je la reverrai, que je ne la trouve pas très motivée. Ce n’est pas plus mal parce qu’il serait fort possible que si elle appelait, était motivée, je m’engouffre dans une histoire sans issue, simplement pour transférer mon manque d’amour sur elle. Un faux amour. Ou plutôt, un amour dérangeant, pas très sain, directement issu de mon enfance et de mes névroses, un truc parasite qui a besoin de se fixer quelque part... Et cela me rappelle ma folle histoire avec Céline, mon envie de sexe BDSM et « psychanalytique » avec elle. Celle qui a suivie avec Margaux. O ensuite. Et tout de suite après, Isis…

Tout cela est un peu fou. Et aujourd’hui  je pense ne pas être assez « construit », ou « guéri », pour pouvoir vivre un « vrai » amour.

Le plus sage est donc de poursuivre mes recherches libertines, sans trop penser à Isis, à Cathy ou à d’autres, d’attendre d’y voir plus clair dans mon cœur, d’apprendre surtout à assumer ma douleur au niveau du plexus, au lieu de vouloir la faire porter par d’autres, la diffuser, la faire disparaitre temporairement dans une relation. Quand j’aurai appris à vivre avec, ou mieux, quand je l’aurai fait disparaître vraiment, là, je pense que je serai apte à l’amour.