Jeudi 16 avril 2009 – 07h55

Une bouteille de Morgon hier soir – du bon. J’avais envie de me faire plaisir et n’avais pas trouvé de Southern Confort au Carrefour – pour remplacer la Bénédictine que j’avais finie mardi soir. J’avais pris du saucisson aux noix aussi et des lasagnes. J’ai commencé par le saucisson et, au bout d’un moment, j’ai laissé tombé les lasagnes, les ai remises au réfrigérateur. Et j’ai vidé tranquillement la bouteille de Morgon en mangeant du pain et du saucisson.

Belle surprise en fin de matinée, Cathy, que je n’avais pas vu depuis longtemps, avec laquelle j’avais fait connaissance il y a quelques mois, en gardant mes distances, pour ne pas perturber ma relation avec Isis, a repointé le bout de son nez. Je n’ai pas hésité. Après les banalités d’usage, je lui ai demandé si cela lui ferait plaisir que l’on se voie ailleurs qu’ici. Elle était d’accord. Elle me l’a confirmé avec ses jolis yeux. Elle a vraiment de très beaux yeux, multicolores. Avant de partir à midi, je lui ai écris sur une feuille de mon carnet mon téléphone et mon adresse e-mail, plus cette courte phrase : « au plaisir de te revoir ».

Nous verrons bien… Je ne sais pas si elle est avec quelqu’un (je pense que non), si elle cherche le grand amour ou se contenterait d’un amant, d’un ami-amant occasionnel. On verra bien encore une fois. Depuis, j’attends son appel.

Après cela, méditation au jardin. Et puis, au lieu d’aller voir le film de Bertrand Tavernier comme je l’avais prévu, je suis allé voir Let’s make money aux Halles.

Impressionnant. Impressionnant et déprimant. On mérite vraiment la crise qui nous est tombée dessus. Nous, les Occidentaux, on apparait dans le film comme des monstres assoiffés sang, de sang qui ne se voit pas sur les billets de banque, qui ne tache pas. L’esclavage, la colonisation, le néolibéralisme et l’économie mondiale, dont nous sommes les maîtres, assèchent la terre aussi bien que les hommes – dont beaucoup souffrent avant de mourir. Il ne faudra pas nous étonner si un jour, parce que nous n’auront pas changé tout cela à temps, des milliards d’humains qui en auront marre d’être affamés et dominés, se regroupent pour nous anéantir dans une sorte de « Révolution Française » à l’échelle planétaire.

Malgré cela, je reste optimiste. Je pense que l’humain ne manque pas de ressort, et qu’on a déjà commencé, doucement, tout doucement, à bouger notre cul dans le bon sens, à prendre conscience de certaines choses. Mais il ne faut pas mollir, parce que, si l’on traîne trop, ce ne sera plus la planète bleue chez nous, mais la planète rouge.