Sms Isis, ai trouvé mon lieu pour rencontrer des garçons, et passer de bon moments avec eux
Par sanieptia le lundi 13 avril 2009, 13:50 - Journal - Lien permanent
Lundi 13 avril 2009 – 10h45
Sms de samedi et de dimanche
Moi, samedi à 11h28 : « On avait dit qu’on s’appellerait hier. Et puis on ne s’est pas appelé. Je pense que nous avons besoin de redéfinir notre relation, ou plutôt, de voir ce qu’elle devient. Biz »
A 16h52 : « Ou bien, comme mercredi, tu n’as pas reçu mon texto, ou bien tout cela m’attriste. »
Isis à 17h15 : « Marché + réunion + voiture. A plus tard ».
Moi à 19h12 : « J’ai la haine. Mais peut-être que je dois passer par-là, pour grandir, comme tu dis. Pas de bisou. Je t’en veux. A toi et à la terre entière ».
Et à 22h17 : « Ne te sens pas obligée d’appeler. Il faut juste que je m’habitue à cette nouvelle situation. Et puis, ce n’est peut-être pas toi qui me manque, mais l’amour, l’affection, la tendresse, etc. »
Réponse d’Isis à 22h44 : « Je ne me sens pas obligée mais je suis épuisée. Demain, je serai plus dispo, en fin d’après-midi. Biz, à plus ».
Moi à 22h49 : « Tu ne peux rien pour moi. Je passe à autre chose. On sera peut-être amis. A plus. Bonne nuit ».
Moi, dimanche à 12h37 :
« Je suis en souffrance. Et l’alcool n’arrange rien. Je pensais que l’on pouvait « enchainer », en restant amis, amants, mais ce n’est pas possible. Pas pour l’instant. N’appelle pas. Ca ne servirait à rien. Je dois passer par cette sale phase avant de pouvoir à nouveau vivre à peu près normalement. J’espère que tu vas bien. A un de ces jours ».
A 22h24, après avoir écouté le message qu’elle m’avait laissé pendant que j’étais au ciné, après que nous nous soyons parlé vers 22h : « En fait, cette crise va m’obliger à être qui je suis et l’assumer. Je te raconterai un de ces jours qui est cette personne. Biz. Bonne Nuit. Merci d’être là ».
Ai poursuivi ce week-end mon parcours d’alcoolique, mais en essayant de lever le pied par rapport au week-end dernier. Aujourd’hui, le mot d’ordre est : « pas d’alcool ». Mais c’est mal barré. Il est 11h15 et j’ai déjà soif.
Beaucoup de bières samedi, beaucoup d’écriture et peu de méditation – vite fait, le matin, avant de commencer ma journée d’écrivain. Une pause tout de même en fin d’après-midi pour être clair pour aller au sauna.
N’ai pas pu bénéficier du tarif spécial pour aller au sauna deux jours de suite. Il fallait pour cela arriver après 22h, et j’y suis allé à 21h. 22h, c’était trop tard pour moi, parce que j’avais besoin d’attraper un train pour rentrer chez moi, le taxi n’étant pas dans mes moyens.
Bref, le sauna des Halles, c’est fini. Ce n’est pas un lieu pour moi. Il ne s’est rien passé. J’ai tout de même eu le courage d’aller m’allonger en cabine, la porte ouverte, dans les coins câlins pour récupérer après le sauna, récupérer en espérant que mon cul attirerait quelques personnes. Mais il n’a attiré personne. Ai eu le courage de faire cela deux fois. Et j’en suis assez fier. Parce que j’ai eu le courage de m’approcher de mon fantasme, de mon envie.
Ensuite, j’ai patienté encore un peu parce qu’un beau mec était arrivé et parce qu’il me regardait. Genre mannequin, 35/40 ans, vraiment beau. Et en plus, il n’avait pas l’air bête, sensible. Il y a avait aussi des hommes très jeunes, moins de vingt ans, quatre ou cinq. Je pense que c’était des prostitués. Du coup, quand le bel homme a refusé mes avances : « pas maintenant », je me suis demandé si lui aussi n’était pas prostitué, « escort boy ». Bref, je n’avais pas envie de moisir ici et je suis parti.
Du coup, le dimanche, je me suis dit que j’allais aller dans le 16e, là où il s’était passé quelque chose du temps que j’étais avec Emilie. Mais internet m’a informé que ce sauna avait fermé depuis ses portes. J’ai décidé d’aller dans le seul bar gay avec backroom que je connaissais, rue de penthièvre. Ca ouvrait à 15h. Ensuite, vers 20h, j’avais prévu d’aller au cinéma. Erreur de la banque en votre faveur. Une petite comédie, dans ma vie en ce moment, ça ne pourrait pas me faire de mal, au contraire, et ça m’éviterait de traîner au café ou de boire à la maison.
Bref, je crois que j’ai trouvé mon lieu. J’étais surpris, en entrant, de voir trois hommes nus au bar, et le barman en maillot de bain. On m’a expliqué que le dimanche, c’était « nu ». Tout le monde devait être nu. Cela m’a plu. Je me suis dit que, même s’il ne se passait rien, ce serait agréable de faire le naturiste, de mater quelques vidéos pornos en sirotant de la bière.
J’ai bu deux bières. Et, comme l’ambiance au bar n’était pas très érotique, bien qu’intéressante - j’ai ainsi appris que le barman de portait pas un maillot parce qu’il était barman mais parce qu’il avait vécu une soirée un peu hard et qu’il avait les fesses marquées, qu’il n’avait pas envie de les montrer avec des traces de fouet ou de je ne sais quoi. J’en profite pour signaler que le barman était vraiment sympa, parfait, le type qui vous met à l’aise, et les autres personnes qui étaient là étaient biens aussi.
Bref, tout ça pour dire que je suis allé boire ma seconde bière au salon, face à un grand écran diffusant des images pornographiques. Comme il n’y a pas de vestiaire, c’était aussi le lieu ou les nouveaux arrivants se déshabillaient. C’était amusant de les voir. Plus ou moins gênés, ou habitués. Et moi, cela ne me déplaisait pas de m’exhiber - l’air de rien.
Les caves étaient sombres, beaucoup trop sombres pour moi. Je ne m’y sentais pas à l’aise. Alors, après avoir fait un tour pour voir ce qui s’y passait, pour découvrir un peu ce labyrinthe inquiétant, je remontais auprès de ma bière au salon. Je me disais aussi qu’au salon, j’étais visible, et que, si je plaisais à quelqu’un, je m’en apercevrai.
Un type m’avait plu mais je ne l’avais pas retrouvé en bas. Je décidais de me caresser en regardant les images. C’était agréable. Et un autre type s’est mis à me regarder. Métis, au type difficilement définissable. Un européen qui aurait une couleur – dans tous les sens du terme – exotique. Un peu Black, un peu Asiatique, mais surtout, très Européen.
Quand il a disparu, je me suis décidé à descendre. Je n’ai pas envie, comme la veille, qu’il ne se passe rien. Je le croise et je n’hésite pas. « Tu cherches quelqu’un ? Tu as envie de quelque chose ? » Et c’est parti. Des caresses légères le temps de rejoindre une cabine, et puis l’entente, comme si on se connaissait depuis longtemps. Tout s’enchaine, tout est simple, tout est plaisir. Il me baise royalement, dans différentes positions. Et, quand je sens qu’il n’a pas envie de jouir, qu’il préfère se réserver pour profiter encore de sa soirée, je lui dis que moi, j’ai envie de jouir. Et il me baise comme j’ai envie, avec sa queue large et courte, et me fait jouir. Il me précise qu’il pourrait y avoir un deuxième round. Je le retrouve au bar et lui paie sa bière parce que je suis heureux, parce que j’ai envie de le remercier.
Après m’être rhabillé un minimum, je sors fumer. C’est agréable d’être dehors, au soleil, de voir les gens passer, d’être là avec eux mais d’être aussi ailleurs, dans le plaisir, dans un endroit sombre juste à côté où il se passe des choses.
Je ne revois plus mon beau mec ensuite. Et oublie l’idée d’un deuxième round. Mais il y a un mini Harry Roselmack qui me regarde. Alors que je descends faire un tour parce que je m’ennuie, je le croise dans l’escalier et lui propose quelque chose en lui caressant sa bite à moitié dure. Il me sourit. Il a envie. Nous descendons ensemble et alors je me laisse faire. Je m’aperçois que ce n’est pas si désagréable que ça d’embrasser les garçons. Et puis, ce type est sincère, sensible, tout à son plaisir.
Encore une fois, les choses sont simples. Il est beau, musclé, une belle queue. Il me bouffe le cul comme on ne me l'avait jamais bouffé avant. S’il avait insisté, je crois que j’aurais joui comme ça, avec sa bouche me faisant des choses étranges. Puis il m’a attrapé et il a joui très vite. Trop vite. Il était désolé et je l’ai rassuré. Ai continué de m’empaler sur lui quelques secondes, pour le plaisir, mais pas trop longtemps pour ne pas lui gâcher son propre plaisir. J’avais déjà joui avant, avec l’autre l’homme. Je ne me sentais pas frustré. Je lui ai dit qu’il m’avait bouffé le cul « comme un chef », et nous nous sommes séparés.
En fait, j’aime la nudité ici. Et je me vois très bien faire ma salope ici. Celle que tout le monde peut baiser s’il en a envie. Je crois que je vais y retourner souvent. Tous les dimanches peut-être.
Deux expériences, deux beaux moments, j’étais comblé. Je décidai de partir.
Mon premier type était au bar. J’étais heureux de le revoir mais le ciné m’attendait, et j’avais ma dose. Il me dit « alors, et le deuxième round ! » Je lui réponds qu’il avait disparu ! « Tu n’as pas bien cherché ! » « La prochaine fois, j’amènerai ma Maglite, une grosse » et je lui montrai la dimension – comme celles que je vois parfois dans les salles de spectacle et qui feraient un gode de bonne dimension pour moi. Je les saluai poliment, avec une poignée de main et un baiser, et les informai que je reviendrai souvent, sous-entendant que j’aimerais bien les revoir, mais pour moi, étant avec mon fils l’après-midi, ce sera plutôt le soir. Ce fut la seule ombre au tableau. Lui, et l’autre à côté avec lequel j’avais discuté au bar – marié, trois enfants, une femme peu portée sur le sexe – ne viennent que l’après-midi. Soirée en famille je suppose. Alors on s’est fait un vague signe disant qu’on se recroiserai peut-être, suivant les hasards de la vie.