Dimanche 5 avril 2009

Mon cœur a encore saigné hier soir, et, comme je trouvais cela désagréable, j’ai continué à boire. Je suis parti du café avant d’être complètement saoul, un peu avant la fermeture et après avoir fait des avances à la serveuse. Je pensais que je lui plaisais depuis un bout de temps. Elle, elle ne me plaisait pas plus que ça. Trop jeune et pas assez fine. Elle m’a tout simplement répondu qu’elle était mariée.

12h00

Je suis heureux dans le malheur. Mes parents m’auraient-ils transmis cette bizarre faculté ?

13h00

Cette rupture est une bonne excuse pour me saouler. Je serais alcoolique depuis longtemps si je rompais plus souvent.

14h00

Pour échapper à mon mal, l’alcool ne suffisant pas, je serais prêt à coucher avec n’importe quelle femme.

19h00

Le lion est fatigué, déprimé. Je viens de déposer mon fils et d’appeler Bruno. Je l’avais tenu au courant de ma rupture par texto et il m’avait appelé hier, mais je n’avais pas répondu. Déprime du dimanche soir, déprime de l’alcoolique, déprime du type qui a vu trop de morts au cinéma – on est allé voir Les trois royaumes avec mon fils -, déprime de celui qui n’a plus d’amoureuse pour le réconforter, etc.