Vendredi 3 avril

J’ai arrosé ma rupture au café hier soir, mais sans excès. Et je me suis offert un chorizo grillé.

Mon cœur a saigné et je l’ai laissé faire. Il en avait envie. Je me suis dit qu’il devait savoir ce qu’il faisait, que c’était pour son bien, se retrouver à nouveau neuf un de ces jours. Je me sentais sur ma route, pas toujours agréable, rarement même depuis quelques temps, mais sur ma route.

En rentrant, je n’ai pas eu le courage de recopier un morceau d’Annick de Souzenelle, ni d’écrire la suite du lundi 30 mars. J’ai recopié un petit bout de Cioran et je me suis mis au lit. Bukowski, Cioran, Léautaud, dans l’ordre, un quart d’heure, et je me suis endormi très vite.

20h15

J’attaque ma deuxième bière à l’Exceltio. J’ai un grand sac de courses à côté de moi. Deux plats cuisinés de qualité : fondant de porc et pavé de veau aux cèpes. Un pack de six boites d’Heineken. Une bouteille de Jack Daniel’s. Une autre de jus d’orange et encore une autre de Badoit. Enfin, une boite de Kleenex. Pas pour pleurer mais pour me moucher. Je n’en avais plus à la maison.

Avant les courses et avant de venir ici, à 17h, je suis allé voir Gran Torino. J’ai trouvé ça moyen, à cause des voix je pense. Celles des voyous étaient vraiment à chier. Je me suis dit qu’en VO, si ça se trouve, le film aurait été beaucoup mieux. J’ai bien aimé la fin, et l’ensemble finalement. Un beau film. J’ai feuilleté le journal avant d’écrire. Il parlait du dernier Tarentino – par rapport à Cannes. Le film sortira en août. J’ai hâte d’y être. D’autant qu’il y aura Mélanie Laurent.

Vais probablement retourner fumer une cigarette, rêvasser avec une troisième bière. Ensuite, il sera temps de rentrer chez moi pour recopier un morceau d’Annick de Souzenelle, que je mettrai demain sur mon blog. Ca m’occupera. Avant de me saouler tranquillement jusqu’à ce que je me couche. Je sens que je ne vais pas me coucher tard.