Isis fait la gueule, un agréable moment avec Antoine, je suis en train de me transformer en lion
Par sanieptia le samedi 4 avril 2009, 12:31 - Journal - Lien permanent
Mardi 31 mars 2009
Isis faisait une sale la tête hier quand on s’est dit « bonjour » au travail. Ensuite, à partir de 11h, je l’ai plus vue.
Je voulais lui parler, m’excuser, lui expliquer. Et puis j’ai fini par lui envoyer un texto à 19h, juste avant d’aller rejoindre Antoine : « Je te présente mes excuses pour mon pétage de plombs d’hier. Mais il a du sens. On en reparlera. Mais pas ce soir. Biz ».
A 18h30, Antoine m’envoie ça : « Suis toujours dispo. Mais en super forme. Donc pas très chaud. Que veux-tu faire ? »
Je lui réponds : « Pas en super forme ? Moi non plus. On peut passer un moment ensemble malgré tout. Je rentrerai pas tard. Biz. A tout à l’heure j’espère. Tu me diras ».
Et puis il appelle alors que mon train arrive. Je n’entends rien à cause du bruit. Je pense qu’il veut s’assurer que rien de sexuel ne se passera ce soir. Je lui dis que j’arrive, que j’ai compris, qu’on passe juste un moment, on boit un verre, on discute et je m’en vais. Comme je ne vais pas très bien, je pense que, une fois sur place, s’il ne veut pas que je monte chez lui, ce ne sera pas grave, cela me fera une promenade, occupera ma soirée de voyager jusqu’à l’Etoile et de marcher dans l’avenue Kléber.
Il m’ouvre. Il veut bien me voir. Nous nous sommes compris.
J’ai apporté une bouteille de Jack Daniel’s, parce que le vin blanc ne m’a pas plu la dernière fois et parce qu’à chaque fois je viens les mains vides et lui siffle son whisky. Cela lui a fait plaisir.
Je lui ai raconté ce qui se passait pour moi, mon coup de sang. Je lui ai dit que parfois je me faisais peur, quand j’étais capable d’imaginer une longue histoire avec Isis et qu’ensuite, en cinq minutes, en fumant une cigarette dans la cour, j’étais capable de faire un bilan désastreux et d’imaginer la fin. Je pense d’ailleurs que mon pétage de plombs à 22h30 est lié à ce constat que j’ai fait avant le dîner.
Antoine m’a raconté d’autres choses. On a passé un bon moment tous les deux, sagement, sur le canapé. Un agréable moment, qui nous a fait plaisir à tous les deux.
Je ne sais pas quoi faire pour Isis. Je crois que je vais laisser passer du temps, essayer de lui parler quand je pourrai.
Depuis que j’ai rugi dimanche chez Isis, je me prends pour un lion. Finie l’envie de sagesse, de bien-être ou de sérénité. Il est plus important de laisser vivre le lion.