Samedi 21 mars 2009

La mise au point avec mon fils a porté ses fruits. Je me suis bougé les fesses pour organiser nos vacances d’été. Et vendredi 27, je l’emmène au spectacle.

Les vacances, comme l’été dernier, ce sera à côté de Cherbourg, mais pas à l’hôtel, au camping, et le but ne sera pas de découvrir ce merveilleux endroit mais de faire un stage de voile et de char à voile. Cerise sur le gâteau, le stage est ouvert à partir de 10 ans, sans tranches d’âge, je me suis donc inscrit avec lui. Sans lui coller au cul - j’espère qu’il y aura d’autres enfants et qu’ils pourront pratiquer ensemble -, cela me fera plaisir de faire de la voile avec lui, de lui apprendre, comme l’a fait mon père pour moi.

Soirée agréable à La Ferme du Buisson hier.

Bruno m’avait appelé en fin d’après-midi pour me dire qu’il était fatigué de sa semaine et qu’il ne m’accompagnerait pas. J’ai décidé d’y aller seul. Concert « électro », en petit comité. Ca donne une ambiance particulière, privée, familiale.

J’étais arrivé en avance pour manger rapidement un plat au restaurant, là où nous avions dîné la dernière fois avec Bruno, quand nous avions raté Poni Hoax, en partie pour voir la patronne qui ressemble à ces femmes sur papier glacé sur lesquelles on se branle, en partie parce que je n’avais pas envie de manger chez moi. Hélas, le restaurant était réservé pour une soirée spéciale. J’ai repris ma voiture pour aller manger dans un chinois un peu plus loin.

Je ne me suis pas senti mal à l’aise au concert (effet méditation). Même lorsque l’on a dû attendre le premier groupe – Dajla. J’ai bu un café, je me suis réchauffé auprès d’un brasero, avec d’autres personnes, sans me sentir gêné, sans me sentir obligé de faire connaissance, de partager quelque chose, sans me dire que ces gens remarquaient que j’étais seul, et que c’est bizarre d’être seul. Ensuite, jusqu’à minuit et demi, durant les deux concerts, j’ai bu seulement deux bières. Je n’avais pas besoin de boire pour être bien. Je trouvais ma place partout ou j’allais. J’appréciais le concert. J’appréciais d’être avec les autres qui regardaient le concert, d’être avec les artistes aussi qui donnaient le meilleur d'eux-mêmes sur scène. J’appréciais de découvrir une musique que je ne connaissais pas. Mon corps était libre, allait où il voulait, dansait doucement, imperceptiblement. Découverte d’un autre monde, comme à La Défense, une façon de voyager sans bouger beaucoup.

Après Dajla, que j’ai appréciée, même si je trouvais qu’il manquait quelque chose pour que ce soit vraiment bien – la voix peut-être, pas assez particulière, originale ou affirmée -, j’ai pris mon pied avec General Elektriks. Des fous. Une musique de fou. Changeante, agréable. Et c’était beau de les voir jouer et mouiller leur chemise sur scène.

Après le concert, j’ai attendu que l’ambiance se calme, que ceux qui avaient envie de rester se dirigent vers le bar, que cette soirée s’apaise et se termine. J’ai attendu le bon moment en fait pour partir.