Mardi 17 mars 2009

Des nouvelles pour Florence :

« Moi, je continue ma route. Et, comme toujours je bouge - avec ma psy en particulier -, je suis rarement stable en ce moment. Mais je ne suis pas malheureux. J'avance, je sais que je vais vers le mieux.

Autre chose, en plus de ma psy, m'a perturbé ces derniers temps : une rencontre.

Je m'étais inscrit sur un site libertin pour rencontrer des couples (homme bisexuel de préférence) et j'ai été contacté par un gay.

Mes photos lui avaient plu. Et, comme il ne se passait pas grand-chose côté couple, comme j'étais impatient qu'il se passe des choses, comme avec mon ancien amant on ne se voit plus que tout les six mois, bref, j’ai réfléchi et sauté sur l'occasion.

Il s'habille en femme et jouit par le cul de façon étonnante. Sans éjaculer. Ce qui fait qu'il peut jouir plusieurs fois dans la même soirée. On se raconte trucs. C'est un peu psychanalytique parfois. Une véritable relation humaine est en train de s'établir.

C'est un ancien avocat qui n’est plus avocat suite à une déprime. Il a 42 ans. Il est maintenant assistant d'un couturier qui travaille dans la mode.

Il a perdu son frère et sa sœur dans un accident de voiture. Son père est décédé suite à une maladie. Et une seconde psy, je pense, ne lui ferait pas de mal, rendrait nos discussions moins psy en tout cas. Et tout cela me secoue parce qu'avec lui je suis actif, et parce que je n'en ai pas l'habitude. Cela fait bouger des choses en moi, dans mes émotions, mes schémas. Cela réveille sûrement ma vieille peur de l'homosexualité, la peur de me découvrir homosexuel. Mais ces perturbations ne vont pas durer six mois. Tout va bien. Quelques semaines tout au plus.

La suite au prochain épisode...

Je ne t'oublie pas pour l'expo. Porte-toi bien. Ce sera un grand plaisir de te revoir. »

Mercredi 18 mars 2009

Lundi soir, j’étais excité. J’avais envie de me masturber. Ne sachant pas sur quoi porter mon esprit, je l’ai laissé choisir ce qui lui plairait. Et je me suis retrouvé avec Antoine, dans son vestibule, pour de délicieux bonjours et préliminaires. J’ai joui assez vite, sans rien imaginer d’extraordinaire. Preuve que cette relation me convient.

Je suis depuis quelques jours, une semaine ? en relation avec un couple. Mais nous n’avons jamais le temps de nous parler. Ils défendent l’école de la République et n’ont pas trop le sexe en tête en ce moment. On s’envoie un e-mail de temps en temps, pour se rassurer, savoir que l’on est toujours en relation. Mais il ne se passe pas grand-chose.

Je contacte d’autres couples sur le site libertin, sans obtenir de réponses. Je songe aussi de plus en plus souvent à me trouver un nouvel amant pour remplacer l’ancien. Antoine ne convenant pas ce qui me manque. Pour parler un crument, cela commence de me démanger de me faire baiser, enculer. Affaire à suivre.

J’ai eu aussi des petits soucis de santé.

Depuis plusieurs mois, j’avais du mal à pisser. Je trouvais que mon jet manquait de pression et cela m’inquiétait. Je suis allé voir le médecin – il y a deux semaines environ. Puis j’ai fait des analyses et une échographie. Prostate en apparence saine mais déformant la base de la vessie. Il faut plus de pression à l’intérieur de cette dernière pour que j’aie envie d’uriner. L’ennui, c’est que lorsque j’urine, elle ne se vide pas complètement. Elle reste toujours pleine en fait. Elle oscille entre pleine et très pleine, jamais vide.

J’ai revu le médecin hier avec les résultats des analyses et des échos. Elle m’a parlé d’opération, en me précisant qu’il y avait un risque par rapport à l’érection, et qu’il valait mieux attendre. J’étais tout à fait d’accord avec elle. Mieux valait commencer par un traitement médicamenteux, ou apprendre à vivre avec cette gène. De toute façon, il fallait que je voie un urologue, beaucoup plus calé qu’elle pour ce genre de choses. J’ai rendez-vous dans une semaine.

Et puis j’ai eu une otite aussi. Isis m’a dit que je lâchais des choses, que des choses bougeaient en moi. Je veux bien la croire.

A part ça, je continue la méditation sérieusement. Vingt minutes chaque jour. Je n’ai pas renouvelé l’expérience dans ma chambre. Nous avons la chance d’avoir un temps de printemps et un soleil d’été en ce moment, et chaque fois, je vais au jardin, sous les palmiers de Chine.

C’est du bonheur. Mon dos s’habitue à la verticalité et je m’aperçois que dans la vie courante, quand je marche, je me tiens plus droit, sans efforts. Je m’aperçois aussi que j’organise mieux mon temps quand j’en ai, que fais des choix plus affirmés et me disperse moins. Je me trouve en conséquence plus calme, moins anxieux ou stressé. Tout cela m’encourage à continuer.

D’autant que je suis en train d’atteindre les objectifs que je m’étais fixé avec ma psy : améliorer les relations que je peux entretenir avec les autres, avec ma famille d’enfance en particulier. Et cela va bien de ce côté-là. Pas d’inquiétudes inutiles, des relations régulières. Et puis, avec ces nouvelles relations : Féline, Antoine, Florence, le couple, je me sens à nouveau relié à d’autres humains, et cela me fait du bien.