Seconde séance de méditation - dimanche
Par sanieptia le samedi 21 mars 2009, 14:02 - Journal - Lien permanent
Lundi 16 mars 2009 – suite et fin
Et avant La Défense, le matin, seconde séance de méditation. Beaucoup mieux que la première. En plein air, sous des palmiers de Chine. Je connaissais un parc, à côté de la mairie. J’espérais y trouver un endroit pour méditer. Je l’ai trouvé, dans un endroit peu fréquenté, un peu caché par la végétation, parce que je ne me voyais pas rester immobile devant tout le monde pendant vingt minutes.
J’ai vécu de belles choses. C’était beaucoup mieux que dans ma chambre. Ai eu l’impression d’être dans le truc, contrairement à la première fois, quand je me sentais comme une poule avec un couteau. A un moment donné – ça n’a pas duré longtemps -, je me suis retrouvé dans un état ni triste ni gai mais dans lequel j’étais vraiment bien. Alors qu’habituellement, je n’aime pas le milieu, je vis en haut ou en bas. Des moments d’émotion aussi, probablement dus à la soirée d’hier, à ma gerbe du matin. En poursuivant ma lecture du livre, j’ai trouvé un passage qui ressemblait à ce que j’avais vécu.
L’art de la méditation, Matthieu Ricard, page 78 :
« 7 – Pacifier complètement l’esprit en ayant recours à l’attention soutenue et enthousiaste afin d’abandonner tout attachement aux expériences méditatives. Celles-ci peuvent revêtir plusieurs aspects tels que la félicité, la clarté ou l’absence de pensées discursives, et se traduire aussi par des mouvements spontanés d’allégresse ou de tristesse, de confiance inébranlable ou de peur, d’exaltation ou de découragement, de certitude ou de doute, de renoncement aux choses de ce monde ou de passion, de dévotion intense ou de vues négatives. Toutes ces expériences peuvent survenir sans raison apparente. Elles sont le signe que de profonds changements se produisent dans notre esprit. Il faut se garder de s’identifier à ces expériences et ne pas leur accorder plus d’importance qu’aux paysages que l’on voit défiler par la fenêtre d’un train. Grâce à l’attention parfaitement pacifiée, ces expériences s’évanouiront d’elles-mêmes sans troubler l’esprit, et celui-ci connaîtra alors une profonde paix intérieure. »
Toutes ces expériences peuvent survenir sans raison apparente.
Ne pas leur accorder plus d’importance qu’aux paysages que l’on voit défiler par la fenêtre d’un train.