Samedi 14 mars 2009

Pas d’alcool hier, cela faisait longtemps.

De belles retrouvailles avec Isis hier. Je lui ai dit mes doutes, et un peu ma souffrance, quand à sa froideur, son côté peu démonstratif d’amour et de tendresse – sauf quand nous dormons ensemble ; là, je la sens amoureuse, heureuse d’être avec moi -, en plaisantant à moitié, avant qu’on en parle sérieusement. Je m’en suis trouvé rasséréné.

On s’est couché sagement. Elle était fatiguée. Et puis, comme elle ne dormait pas et moi non plus, nous nous sommes caressés, et puis…

Lundi 16 mars 2009

La discipline a commencé samedi matin. Huit heures de sommeil. Ai eu le temps de faire plein de choses, ma première séance de méditation par exemple.

Je me trouvais assez avancé dans le livre pour tenter l’aventure.

Je me suis assis sur le bord de mon lit - qui est assez bas – parce que je suis fragile des genoux et parce que je n’avais pas envie de trop souffrir. Et je me suis retrouvé comme une poule avec un couteau, comme on dit chez nous. Je me suis aperçu que je que j’avais fait jusqu’à présent était plus proche de la relaxation que de la méditation. Je ne me suis pas démotivé. Même maladroit, je suis allé au bout des vingt minutes que je m’étais fixé.

Le soir, nous allions chez Bruno. Il donnait une soirée. Entre 19h et minuit, on venait quand on voulait, et on amenait quelque chose pour boire et manger.

Pas formidable pour moi, mais intéressante. Je fus heureux de retrouver une personne que j’avais connue il y a un peu moins de trente ans, que j’avais perdue de vue depuis un peu moins de vingt ans. Rien n’avait changé. On était pareils. Et je vais sûrement le revoir à l’occasion. Il est caméraman et s’intéresse à la réalisation, il a un projet personnel sur internet. Si mon fils de change pas d’avis – en ce moment, il veut devenir « réalisateur créateur de films » - on se reverra pour qu’il puisse lui poser des questions. Je lui en ai parlé à la soirée.

La seconde chose intéressante est une femme qui savait que j’écrivais et qui voulait en savoir plus. Je lui ai expliqué un peu et, en fin de soirée, comme je la trouvais saine, sincère, je lui ai donné l’adresse du blog où je publie des mois entiers de Journal corrigé. Lui ai rappelé qu’elle devait tenir sa langue, parce que je ne tenais pas à ce que des gens de mon ancien milieu – sportif – se gaussent de mon expérience artistique.

Le côté négatif de la soirée fut, comme d’habitude, le fait que je n’étais pas très à l’aise, un peu stressé. Et le côté encore plus négatif – je ne m’en suis rendu compte que le lendemain – fut que j’ai eu envie de goûter à toutes sortes de vins.

Je n’étais pas saoul, loin de là, mais au réveil chez Isis, j’avais très mal au crâne. J’ai bu un verre d’eau et pris mon mal en patience. Elle se levait pour aller travailler au marché. Elle m’a donné un cachet. Un truc bio, homéopathique et aux herbes probablement. Et ça ne m’a pas réussi.

Je me suis levé en me disant qu’être debout allait me faire du bien. Je ne pensais pas que j’allais gerber. C’est venu si rapidement. Si rapidement qu’à deux mètres de l’évier, je me suis la main devant la bouche, et que je n’ai pu atteindre l’évier. Feu d’artifice sous la pression de ma main jusqu’à ce que j’atteigne enfin l’évier, où je me suis vidé.

En reprenant mes esprits, j’ai commencé par vider l’évier. Puis, en regardant autour de moi, j’ai essayé de ne pas me décourager. Sur un cercle de presque deux mètres de diamètre il y en avait partout. Sur la porte du réfrigérateur à droite, les portes vitrées du meuble au-dessus de l’évier, sur le sol, sur un meuble à gauche et sur la cuisinière, sur le mur au-dessus de la cuisinière.

Toujours sans me décourager – Isis s’apprêtait à partir -, en évitant de réfléchir, j’ai pris une éponge et commencé d’effacer ce mauvais souvenir. Et j’ai fini par y arriver. Même si Isis m’a dit le soir que l’après-midi elle s’était occupée des finitions.