Mardi 10 mars 2009 - 08h05

Café de la gare.

Je suis revenu ici pour voir la patronne. Sympa, vivante. Et qui m'avait demandé la dernière fois pourquoi on ne me voyait plus. Je sais depuis, parce que je le lui ai demandé, qu'elle est là le mardi et le jeudi. De temps en temps, j'irai donc la voir ces jours-là.

C'est une bonne idée d'être venu ici. C'est un café plus lumineux et ouvert que l'Exceltio, donc mieux pour le matin. Sauf que ça me fait faire un détour maintenant pour venir ici.

L'alcool a été positif samedi. J'ai réussi à faire des choses, notamment à parler de tout ce dont j'avais envie de parler dans ce journal. Le dimanche, par contre, ce fut moins bien. J'ai pris des notes, pensé à plein de choses, mais quand j'ai relu le tout hier, c'était de la merde, il n'y avait rien à en tirer. En plus, contrairement à ce que j'espérais, Féline n'était pas sur le web, alors que j'étais enfin décidé à "chatter". D'après les deux mots que nous avons échangés dimanche, je crois qu'elle a rencontré quelqu'un ou vécu une aventure passionnante.

Bref, je me suis activé hier du mieux que j'ai pu malgré les restes d'alcool qui me traînaient dans les veines et dans la tête. Et ça a marché. J'ai fait des choses utiles. Sans grand plaisir, de façon volontaire, mais je les ai faites. Le balai dans ma chambre par exemple. Je crois que la dernière fois que je l'ai passé, c'est quand j'ai emménagé, en décembre. Et la veille, dimanche, je m'étais occupé de l'escalier.

Un bon cours l'après-midi puis deux bières au café. Je ne m'y suis pas attardé. J’avais emmené avec moi Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines de Charles Bukowski. Mais je ne peux plus lire ce genre de chose, je ne peux plus lire Bukowski en général – même s’il a été mon dieu à une époque -, cela me rend triste. Je suis rentré pour écrire, pour manger et ne pas picoler encore.

Ecriture, je l’ai déjà signalé, de la merde, du vent. J’ai mangé et je suis retourné au café. Deux cafés plus macieira à côté. Ca m’a fait du bien, remis les idées en place sans me saouler – ce qui n’empêche que je préfèrerais avoir besoin le moins souvent possible de ce genre de médicament. Je me suis couché à 21h avec Léautaud.

J’ai passé un très bon moment avec lui, entrecoupé d’un appel à Isis pour savoir comment cette première journée s’était passée. Retrouver Léautaud dans son Journal était d’autant meilleur que j’avais passé des moments pas terribles avec lui en lisant récemment Le petit ouvrage inachevé. Vraiment mauvais à côté de ce que j’ai lu hier. Une bonne nuit. Tout va bien. Je ne me sens pas alcoolique.

Je viens de m’apercevoir, en regardant mon emploi du temps, que j’aurais pu rester au lit une demi-heure de plus. Vais prendre mon temps pour tenir ce journal.

Antoine a fini par me faire signe dimanche. J’ai cru comprendre qu’il n’était pas dispo lundi mais qu’il avait un plan pour mercredi, avec un amant à lui, « Total Trav » il a écrit, et qu’il aimerait bien que je participe. « Pourquoi pas, lui ai-je répondu, en tant que voyeur au début, puis peut-être acteur, je pourrais prendre des photos aussi ! »

Vais relire les sms pour mieux me souvenir, et peut-être que je les inclurai dans la version définitive de ce journal.

Oui, je vais les mettre. Cela me fera moins de choses à raconter. Et mercredi, je crois que je vais voir Antoine après qu’il ait vu son autre amant, vers 21h. Je ne sais pas comment il fait pour voir deux amants à la suite, pour jouir plusieurs fois de suite. Moi, je préfère ne jouir qu’une fois, mais le plus pleinement possible.

Sms de dimanche :

Moi : « Je suis libre lundi et mercredi. Tu me diras si tu as envie qu’on se voie. Biz ».

Lui : « Merci pour ton message. Vais voir pour demain, c’est pas encore sûr. Mercredi, j’ai un pote régulier, en total Trav. A trois, ça te tenterait ? »

« Pourquoi pas ? Mais plutôt voyeur au début, pour m’habituer… »

Moi encore : « Quand je dis « au début », c’est au début de la soirée. Je peux être aussi acteur ensuite. Et photographe, pourquoi pas ? Tu me diras ».

« Si tu veux. Je lui en parle demain. Il est là pour deux jours. On adore se monter des scénarios pour nos plans sexe, quand je fais la femelle au lit ! »

« C’est parfait. Ca me plaît. Biz ».

« Super ! Mais ce serait total TRAV. C’est un pote depuis cinq ans. J’aimerais bien un plan où tu offres ta salope à un hétéro bon niqueur qui aime la chatte et le sexe. »

Lui encore : « Pour commencer, tu pourrais me rouler des pelles et m’exciter le téton pendant qu’il me lèche et me suce. Lui aussi sait comment me faire jouir la chatte avec son doigt. Après, tu me mets ta langue pendant que je le suce. Et il m’enfile ensuite devant toi sur la table ! »