Père biologique, une belle phrase
Par sanieptia le mardi 10 mars 2009, 16:06 - Journal - Lien permanent
Lundi 9 mars 2009
Une petite pointe dans le cœur samedi en début d’après-midi. Mon fils m’a appelé pour me dire qu’il n’était pas disponible dimanche. Quand je lui ai demandé s’il voulait que l’on se voie cet après-midi, il m’a dit non, qu’il avait des devoirs.
Tour Eiffel et bateau-mouche…
C’est là que j’ai pris conscience que je devenais un père biologique. Peut-être que je l’étais déjà sans m’en être rendu compte. Là, je m’en suis bien rendu compte. Il n’y est pour rien et moi non plus. C’est comme ça. J’ai fait des choix de vie que je dois assumer.
Notre relation n’en sera que plus précieuse, parce que plus rare. Et parce que j’ai peur de le perdre. Parce que je ne veux pas le perdre. Perdre la relation qui nous lie. Vais m’occuper de ça sérieusement, avec amour.
Est-ce pour ça que j’ai bu ce week-end ? Peut-être.
Mais aussi parce qu’Isis avait une bouffe samedi soir, avec pleins d’enfants. Je devais la rejoindre après la bouffe. Et puis, après réflexion, je l’ai appelée dans l’après-midi pour lui dire que je ne viendrai pas, parce que nous allions être dans des ambiances différentes et que ça risquait de ne pas coller entre nous. Je n’avais pas envie d’un mauvais moment avec elle avant son départ. Et puis, le dimanche, à 15h, je l’ai emmenée à la gare Saint Lazare. Elle partait une semaine à Rouen.
Ai bu six bières entre 17h et 23h samedi, avec une pause pour aller dîner chez moi. Sept hier, mais j’y suis allé à 20h. Ecriture et alcool ne font pas bon ménage. J’avais emmené mon ordinateur. L’esprit s’échauffe, les émotions partent en vrilles. En plus, la serveuse me rappelait quelqu’un, et quand j’ai entendu son prénom, j’ai osé lui demandé. Elle avait été mon élève il y a dix ans. Les retours dans le passé ne font pas bon ménage avec l’alcool non plus.
Je n’avais pas l’impression d’être saoul quand je suis rentré chez moi. Mais ce matin, cela ne faisait aucun doute, j’avais trop bu. Heureusement, je ne travaillais pas le matin.
Une phrase qui m’a plu. Entendue dimanche à 14h45 sur France Culture, dans ma voiture, alors que j’allais chez Isis pour l’emmener à la gare :
« Relancer la machinerie de l’imaginaire pour que les images ne se figent pas ».
Je l’ai trouvée belle. Alors que je trouvais la femme qui parlait, une écrivaine, plutôt précieuse et pas très intéressante.