Jeudi 26 février 2009 – 16h30

Je suis perturbé. Je me mets à vivre différemment, à être différent, et je ne suis pas encore habitué à ce nouvel état. Cela me perturbe.

J’étais content hier, après avoir déposé mon fils, de découvrir un e-mail d’Antoine. C’était OK. Il était disponible.

Je me suis fait propre et beau et je suis allé le retrouver. J’étais plus serein que la dernière fois, et pas autant alcoolisé. Je n’avais rien bu. Mais, arrivé en avance au rendez-vous – je devais lui laisser le temps de se préparer -, j’ai bu deux kirs au Copernic. Je ne pensais pas boire chez lui mais, emporté par l’ambiance, parce que j’avais le ventre vide aussi, je me suis laissé aller à boire. Je le soupçonne aussi, à la fin, d’avoir voulu me soûler, pour que je reste dormir avec lui. Ce que j’ai fait.

Ce matin, je m’en voulais d’avoir trop bu, mais j’étais en état pour aller au travail. L’erreur, que j’ai commise - cela fait deux fois déjà – est de ne pas manger avant de le rejoindre. Et, comme on ne dîne pas ensemble, comme on fait des cochonneries tout en buvant… Quand je pars de chez moi pour aller le retrouver, vers 18h ou 18h30, c’est un peu tôt pour dîner avant. Mais la prochaine fois, faim ou pas faim, je mangerai quelque chose avant de partir. Sinon, déjà que j’aime boire, là, je bois en plus pour me nourrir. Et cela gâche ma lucidité et mon plaisir.

Malgré cela, nous nous entendons bien avec Antoine, nous apprenons à nous connaître, à faire l’amour comme cela nous convient.

J’ai bandé cette fois ! Au moins au début. Ensuite, avec les whiskys bien tassés qu’Antoine me servaient, ou que je demandais, ce fut moins bien.

En arrivant chez lui, je lui ai proposé une coquinerie. Avant d’entrer, j’avais baissé mon slip sous mes fesses et remis mon pantalon comme si de rien n’était. Je l’avais prévenu dans un e-mail que je lui proposerai peut-être de me sucer en arrivant.

Nous nous sommes dits bonjour rapidement et j’ai sorti ma queue de ma braguette. Il s’est assis dans le fauteuil qui est dans le vestibule, a regardé ma queue, gonflée et pendante, puis se l’est mise dans sa bouche.

Je l’avais aussi prévenu dans l’e-mail que ma queue risquait d’être molle en arrivant – alors qu’il aime les slips et les braguettes gonflés à craquer -, mais que cet état de chose ne devait pas l’empêcher de sucer.

Assez rapidement, je me suis mis à gonfler dans sa bouche. Je découvrais de nouveau plaisirs. Comme la caresse de ses cheveux courts sur mon ventre. De plus en plus excité, heureux de bander aussi bien, j’écrasais sa tête sur mon ventre, me prodiguais un délicieux massage abdominal tout en lui baisant la bouche. Puis je le laissais reprendre l’avantage, s’occuper de ma queue comme il en avait envie.

Nous sommes allés dans la chambre ensuite, où nous avons bu et parlé. Où ma queue s’est ramollie.

Elle s’est à nouveau durcie avec l’image de belles femmes qui se faisaient prendre par de grosses queues à la télé, tandis que, tout en me faisant sucer, je regardais aussi le joli cul d’Antoine dans le miroir, mis en valeur par des dessous féminins, la croupe relevée comme il faut, comme s’il attendait un autre homme, ou ma langue, mes doigts et ma queue.

Ce moment de la soirée restera un très bon souvenir.

Je ne voulais pas me presser. J’avais prévu de le faire jouir plusieurs fois avant de me laisser aller dans son cul. Je l’ai donc fait jouir plusieurs fois, avec ma langue et mes doigts. En levrette, sur le dos, assis sur mes doigts. C’est fascinant, sa capacité de jouir sans éjaculer. Et puis, lorsqu’il jouit, j’ai remarqué que son cul devenait trempé. Etonnant et excitant. En recopiant cela, j’ai envie de recommencer très vite.

Il avait donc joui plusieurs fois et il était temps de faire une pause. C’est cette pause qui a tué la soirée.

Parce que l’alcool, à jeun, commençait de me faire partir dans un autre monde. Parce que nous nous sommes mis à échanger des confidences qui auraient eu autant leur place dans le cabinet d’un psychanalyste.

Nous avons bien essayé de reprendre nos ébats ensuite mais ce n’était plus possible, quelque chose s’était cassé. Quelque chose était parti.

J’étais soûl probablement, fatigué, en manque de nourriture. Et je ne me suis pas fait prier quand il m’a proposé de dormir avec lui.

Cette fin de soirée ratée, même si elle me chagrine, n’est pas si grave. Car la soirée, dans son ensemble, fut plutôt réussie. J’avais bandé – cela m’inquiétait après notre premier rendez-vous. J’avais vécu et senti des choses, pris du plaisir, même si je n’avais pas joui.

Je me dis que ce sera mieux la prochaine fois. J’ai déjà mon idée. Mais maintenant, après avoir vidé une troisième bière à l’Exceltio, je vais rentrer pour répondre à l’e-mail qu’il m’aura probablement laissé. Il y aura peut-être des photos aussi, parce qu’après la conversation psychanalytique, il a voulu joué les photographes. Et je me suis prêté à ce jeu avec bonheur. J’ai joué les mannequins. J’ai pris des poses tout en rigolant, en prenant du plaisir. Un bon moment. Si j’avais eu la queue plus raide, cette fin de soirée aurait vraiment été parfaite.