Psy, siestes, barrières à dissoudre, soleil, rêves
Par sanieptia le samedi 14 février 2009, 14:30 - Journal - Lien permanent
Mercredi 11 février 2009
Bonne séance psy ce matin. Et pourtant, je n’avais pas grand-chose à raconter. Elle m’a aidé à voir clair sur un point. Elle devient une bonne amie, une collaboratrice.
En pensant à une femme, que je croise régulièrement au travail en ce moment. J’ai l’impression – pour ne pas dire la certitude – que je lui plais. Et du coup, elle me plaît. Le problème, comme vous le savez, c’est que je n’arrive pas entrer en relation. Tout ce que j’aurais envie de lui dire, si j’osais, serait : « J’ai l’impression que je te plais. C’est mon esprit qui fait des siennes ou réellement je te plais ? » Mais c’est un peu abrupt comme entrée en matière.
Du coup, dans le train qui me ramenait de ma psy au travail, j’ai imaginé une histoire de barrières. De barrières à dissoudre.
Si je m’écoutais, j’aurais tendance à y aller en force, à emmagasiner beaucoup d’énergie pour briser la barrière qui m’empêche de poser la question que je veux poser à cette femme.
Là, je me suis dit : plutôt que d’emmagasiner beaucoup d’énergie - et donc de tension - pour franchir ou briser cette barrière - en la renforçant d’autant plus que j’aurai hésité - eh bien, peut-être que je ferais mieux d’essayer de la dissoudre cette barrière.
Résultat des courses. Je pense maintenant à cette barrière qui n’existe plus, ou qui doit être dissoute.
Si je dois interroger cette femme, je l’interrogerai. Et si cela ne se fait pas, ce ne sera pas grave non plus. L’essentiel aura été de ne pas transformer la barrière en porte blindée.
J’ai dit aussi à ma psy que ça allait mieux depuis jeudi, et que ce mieux continue, que je faisais régulièrement des siestes pour ça, quand je pouvais, pour couper ma journée, que ça marchait, pour déconnecter, laisser mon esprit et toute ma personne partir ailleurs un moment, pour mieux revenir, avec de l’énergie, un côté neuf, qui me permet d’avoir de bonnes relations avec les autres, plus joviales et détendues, plus attentionnées, vivantes.
Vais continuer comme ça. Je n’ai pas le choix de toute façon.
Peut-être que je ne supporte pas la vie, que mon esprit, en conséquence, s’échappe régulièrement dans un monde parallèle. Je suis là sans être là - ce qui déplaît à Isis, ce qui n’est pas bon pour mon métier, parce que les gens avec lesquels je travaille le sentent et préfèrent être avec une personne qui est là, et non à moitié là.
Bref, je fais des siestes.
9h30
Le soleil est de retour après la tempête.
Et je n’écris pas cela pour illustrer mes états d’âme.
Il est là, derrière les vitres du café. Il me chauffe. C’est bon.
Pour ce qui est de mes états d’âme, ils sont plutôt neutres finalement. Le fameux neutre que j’ai du mal à supporter, auquel je ne me fais pas et ne me ferai peut-être jamais. Le neutre de la vie quotidienne, « normale », que tout le monde vit plus ou moins.
Mais cela vaut mieux que la sale semaine que j’ai vécue après mon délire libertin. Vais essayer de rester dans ce neutre, essayer de m’y faire – si c’est possible -, d’y trouver mon bonheur.
Jeudi 12 février 2009 – 08h30
Encore des rêves. Des choses doivent bouger en moi. Une espèce de réconciliation ? J’espère.