44 ans, Jean Teulé un peu gore, vivement Sollers, ça va mieux, encore bien jeune, ado psychoaffectivement
Par sanieptia le lundi 12 janvier 2009, 21:52 - Journal - Lien permanent
Dimanche 11 janvier 2009 – 11h05
Je viens de me rendre compte, en écrivant la date, que j’aurai 44 ans demain.
Ai presque fini Montespan. Si tout va bien, après cette séance d’écriture, et avant d’aller chercher mon fils, je l’aurai fini.
Si sa femme est ambitieuse et un peu folle, lui, au-delà d’avoir tenu tête à Louis XIV et d’être resté amoureux toute sa vie - d’une femme qui n’existait pas d’ailleurs -, est un peu con.
L’auteur, Jean Teulé, est un gore, scato même par moment. Et je ne serais pas surpris si cette bizarrerie, la scatologie, faisait partie, consciemment ou non, de sa libido.
Il m’a fait penser à René Fallet. Par le style, l’humour. Mais, autant j’aime René Fallet, autant je trouve ce style, cet humour, déplacé dans ce genre de livre.
Je l’aurai fini en début d’après-midi et c’est très bien. De la littérature et de la pensée m’attendent sous la plume de Philippe Sollers.
Ce dernier est passé vendredi midi chez Stéphane Bern - Le Fou du Roi sur France Inter. Je l’ai écouté hier sur internet. Et je l’ai trouvé très bien. A part quand il a dit : « j’ai écrit une magnifique préface (…) » au lieu de : j’ai écrit une préface dont je suis assez fier, que j’ai l’impression d’avoir réussie, etc. A part ça, je l’ai trouvé très bien. Vraiment très bien. C’est un collègue, un apôtre de la nouvelle « religion ». Personne ou presque ne le comprend pour l’instant, on le moque, mais en attendant, il fait une œuvre utile et de qualité.
J’espère que son livre, Les voyageurs du temps, ne me gâcheront pas ces bons sentiments.
A part ça, qu’ai-je fait depuis jeudi ?
J’ai retrouvé la forme et le moral. C’était flagrant vendredi. Et c’était déjà pas mal jeudi soir, même si je n’en avais pas conscience.
Ce que j’ai remarqué surtout – et j’espère que cela va durer – c’est que j’étais moins stressé par les rapports hiérarchiques, par l’exercice de mon métier en général. C’était flagrant par rapport à Lucky et à ma directrice. Je ne me sentais pas obligé de faire le larbin, le flatteur, le comédien, et je me sentais bien.
Idem avec Isis. Je vis les choses, sans pression, sans essayer de paraître, d’être comme ci ou comme ça, amoureux ou amant attentionné. Ce qui ne m’empêche pas de l’être, si je le suis. Ce qui ne m’empêche pas non plus de ne pas l’être si je ne le suis pas !
A suivre. Je progresse. Lentement mais sûrement.
Nous avons une belle discussion à ce sujet (les progrès) vendredi soir avec Isis. Je ne me suis pas laissé faire. Et j’ai fini par la remettre gentiment à sa place. Finalement, encore une fois, je ne suis pas de la même planète. Nous avons des façons de penser, et donc de vivre, bien différentes.
Elle est active, volontaire et cherche du confort auprès de la rationalité. Je suis passif, contemplatif, j’agis le moins possible, seulement si c’est nécessaire. Toutes mes antennes – et je n’en ai pas seulement sur la tête – tentent de capter ce que j’appelle le rythme, la voie et la voix, le fluide, de la vie. Pour m’y couler, m’y inscrire et trouver mon propre rythme, ma propre voie et voix.
Pour les gens comme Isis ou comme Lucky – ou comme mon Ex -, les actifs en général, les volontaires, cette passivité, cette lenteur, est négative. Et ils ont sûrement raison, pour eux. Mais pas pour moi. J’ai l’impression que j’irai plus loin qu’eux, plus profond, et que je vieillirai mieux, plus jeune, plus détendu, plus serein et souriant, même si je suis pour l’instant en retard, voire attardé aux yeux de certains.
En retard parce que je suis encore dans les turbulences de ma jeunesse psychoaffective. Sur le chemin de la vie et de la sagesse, je suis encore un ado. Vivement que je dépasse ce stade.
Commentaires
avec un décallage d'une journée si je calcule bien.. bon anniversaire...Vous êtes un capricorne et moi une voisine verseau...44ANS l'âge de tous les espoirs c'est la sexygénaire qui parle..!
Merci de votre bienveillance.