Lundi 29 décembre 2008 – 10h10

Vendredi soir, Isis m’a à nouveau expliqué que ce n’étaient pas mes vrais parents qui me gâchaient la vie, mais ceux que j’avais dans la tête, et ça m’a fait plus de mal que de bien. Je comprenais ce qu’elle disait, mais j’étais bien impuissant à faire quoi que ce soit contre ça. A part continuer patiemment ce que j’avais commencé avec ma psy, je ne vois ce que je pouvais faire d’autre. Bref, alors que j’essayais de me sortir de ça, de récupérer de mon Noël et de passer à autre chose, elle m’a remis la tête dedans. Comme on plaque le museau d’un chat sur sa pisse ou sa merde pour lui faire comprendre que ce genre de chose il doit le faire ailleurs. Je ne sais pas si c’est une bonne pédagogie pour les chats. En tout cas pour moi, ça n’a pas marché. J’ai déprimé illico. Je m’apprêtais à fermer les yeux et ne penser à rien, à m’endormir quand, je ne saurais dire pourquoi, nous nous sommes mis à faire l’amour. Et d’une façon plutôt libre, plutôt pleine. Encore une fois, elle n’a pas joui, et cela m’a chagriné. Elle m’a réconforté en me disant que ça venait d’elle, qu’il fallait qu’elle se libère.

Le lendemain je me suis caillé de huit heures du matin à huit heures du soir. Un festival d’art transdisciplinaire. En plein hiver. Il fallait oser. C’est du 27 au 31 du côté de Fontainebleau et ça s’appelle Dépayz’Arts. Ca a marché. Le public était au rendez-vous. Mais le 31 je mets trois paires de chaussettes, deux pantalons, et je vais m’acheter un bonnet et des gants.

Hier matin, Isis est partie au marché et je suis resté au lit. J’avais deux missions : finir de m’installer chez moi – j’allais y dormir le soir, Isis recevait ses parents – et acheter des fleurs pour Emilie qui fêtait ses 30 ans.

Ai choisi une belle orchidée, qu’elle pourra conserver si elle sait s’y prendre. Chez Mohamed, j’avais laissé la chaudière au minimum et il faisait 12°. L’ai montée au maximum. Et dans ma chambre, j’ai pris le radiateur d’appoint, électrique, qui était dans le salon. Ainsi, je suis arrivé assez facilement à 18°. Et j’ai recopié le long texte écrit au buffet de la gare de Clermont-Ferrand.

Au retour de chez Emilie, vers minuit et demi, il faisait quinze dans le salon. J’étais désespéré. Je me voyais cailler ici durant deux ou trois mois. Pensant à la journée du lendemain, j’ai décidé qu’au réveil, j’allais me faire couler un bain chaud dans ma grande salle de bain. Ca ferait comme un sauna – quand on peut se rouler dans la neige en sortant – et je n’aurai pas froid.

Ca a très bien marché. Il y avait seize en bas mais je n’avais pas froid. Et la nuit, j’ai eu trop chaud. J’avais eu du mal à régler le radiateur électrique, ce qui fait qu’au réveil, il y avait vingt dans la chambre.

Bref, problème chauffage réglé pour l’instant. Parce qu’au retour de Mohamed – le 2 – peut-être qu’il ne voudra pas que je prenne le radiateur électrique, peut-être qu’il voudra se le garder pour lui. Bref, on n’en est pas là. Mais ça me ferait chier de devoir en acheter un pour deux ou trois mois, pour ne plus en avoir l’utilité ensuite. A suivre.